Le clans des mouettes

ainsi est la force.
 
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 L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca

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yanis la chouette



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MessageSujet: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:12

Les Siths de la république, Les jedis de la Raison et Y'becca, devant l'ampleur du phénoméne de Discorde, nous nous rendîmes compte que nous ne pouvions ne plus concentrer sur un objectif et transmettre nos convergences sur le savoir du Secourisme. Qui sommes nous ? Nous répondrons Personne ! Inclus dans les écrits d'une traversée du désert, nous sommes devenus des scorpions enclin à survivre dans une gigantesque toile d'araignée dite Les lois naturelles sont les « lois de la nature », soient telles que des démarches scientifiques (en particulier inspirées par le principe de causalité) s'efforcent de les révéler et décrire, notamment dans leur régularité et universalité, soient telles qu'elles s'imposent à tout homme qui ne pourrait s'y soustraire dans aucune de ses actions ou décisions, particulièrement dans l'ordre du politique. Il s'agit ainsi d'un concept de la philosophie politique bien que la notion de « loi de la nature » soit utilisé dans l'épistémologie des sciences classiques, remise en cause au XXe siècle. Certains se sont réfugié dans l'état, l'imaginaire, la médecine et autres ! L’orgueil n'est pas une valeur, l'opinion est un murmure sombre ou clair... Et nos diversités se sont fracturés et pourtant, il demeure ce chant auquel nous ne parvenons à mettre une origine, un lieu ou un sens ! Celle de notre histoire, il en demeura que l'esprit de philosophie laïque et d'une harmonie spirituelle commune se révélera au sens des mots, du vent et du temps: Le principe d’isonomie au delà de la mesure visible et invisible... Le Sacrifice, la volonté, l'éducation, le partage, la dignité et l'honneur sont les valeurs même de ceux qui se laisse envahir par l'empreinte du savoir, de la parole et du silence...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie


File:M-T-Cicero.jpg ou L'Entité du Pouvoir et de l'Orgueil contre Celui du Partage...!
Loi naturelle

Les lois naturelles sont les « lois de la nature », soient telles que des démarches scientifiques (en particulier inspirées par le principe de causalité) s'efforcent de les révéler et décrire, notamment dans leur régularité et universalité, soient telles qu'elles s'imposent à tout homme qui ne pourrait s'y soustraire dans aucune de ses actions ou décisions, particulièrement dans l'ordre du politique. Il s'agit ainsi d'un concept de la philosophie politique bien que la notion de « loi de la nature » soit utilisé dans l'épistémologie des sciences classiques, remise en cause au XXe siècle.

Évolution de la notion

Selon Cicéron, dans un passage du De Republica choisi et rapporté par le chrétien Lactance1 : « Il est, en effet, une loi véritable, la droite raison conforme à la nature, immuable et éternelle qui appelle l’homme au devoir par ses commandements et le détourne du mal par ses défenses et dont les commandements ni les défenses ne restent jamais sans effet sur les bons, ni sans action sur les méchants. On ne peut ni l’infirmer par d’autres lois, ni déroger à quelques-uns de ses préceptes, ni l’abroger tout entière. Ni le sénat, ni le peuple ne peuvent nous soustraire à son empire ; elle n’a pas besoin d’interprète qui l’explique. Il n’y en aura pas une à Rome, une autre à Athènes, une aujourd’hui, une autre demain, mais une seule et même loi éternelle, inaltérable qui dans tous les temps régit à la fois tous les peuples. Et l’univers entier est soumis à un seul maître, à un seul roi suprême, au Dieu tout-puissant qui a conçu et médité cette loi. La méconnaître, pour un homme, c’est se fuir soi-même, renier sa nature et par là même subir les plus cruels châtiments, lors même qu’on échapperait à tout ce qu’on regarde comme des supplices. »2 Cette conception est aussi celle de Thomas d'Aquin3.

C'est avec les modernes que la loi naturelle prend une dimension politique et qu'elle acquiert différentes acceptions variant selon les écoles et les auteurs.

Dans la tradition paulienne, la loi naturelle désigne simplement la conscience morale4. L'école de Salamanque oppose la loi naturelle au droit naturel.

Hobbes distingue, dans le Léviathan, entre les lois naturelles, qui sont découvertes par la raison, et sur lesquelles se mettent d'accord les individus à l'état de nature, et le droit naturel, qui s'étend sur toutes choses et ne fait qu'un avec la puissance de chaque individu. Aussi, pour Hobbes, seule la loi naturelle est prescriptive : le droit naturel n'est lui qu'improprement un droit, puisqu'il ne prescrit rien, mais ne fait que décrire un état de fait.

Hobbes appelle loi de nature un ensemble de contraintes qui sont commandées par la raison pour assurer à l'homme sa bonne conservation. S'il énonce une liste de lois naturelles dans Le Léviathan, Hobbes résume ces lois à plusieurs reprises dans l'adage : « Ne fais pas à autrui ce que tu penses déraisonnable qu'autrui te fasse »5. Les premières de ces lois naturelles commandées par la raison sont la recherche de la paix, l'élaboration d'un contrat social par lequel chacun renonce à des droits en vue d'établir la paix, le respect de la justice, c'est-à-dire des conventions.

Les lois naturelles de Hobbes ne sont pas seulement des commandements de la raison, elles sont également des prescriptions divines. En montrant la coïncidence entre ceux-ci, Hobbes découvre le fondement rationnel de règles telles que la gratitude, le pardon, le rejet de l'insulte, de l'orgueil, de l'envie6,7. L'observation de ces règles, qui selon Michel Villey « disposent les êtres humains à la paix et l'obéissance », permet la vie en société8.
Questionnements épistémologiques

L'idée de loi de la nature est une expression du principe de causalité en ce que si une même cause entraîne toujours le même effet, les choses semblent être soumises à des lois, indépendamment de leur lien avec un éventuel « ordre divin » dont elles seraient le reflet. Dans le cadre causal, sont exprimés et résumés différents liens entre des évènements sous forme de « loi ».

En fait, les mathématiques donnent des exemples montrant qu'une loi « naturelle » peut être la conséquence nécessaire d'axiomes avec lesquelles elle semblait n'avoir pas de rapport a priori : ce qui n'était qu'une conjecture peut, avec souvent beaucoup d'efforts et un choix judicieux d'axiomes, se transformer en théorème. Il n'y aurait alors pas d'autre ordre divin que celui des mathématiques, qui présente, en effet, avec l'idée habituelle de Dieu, les points communs d'être intemporel, immuable, et hors de toute contingence.

De plus, la notion de loi se brouille puisque la loi qu'étudie la science n'est pas tant prescriptive que descriptive : l'objet de la science n'est pas le « pourquoi » en soi (d'éventuelles « raisons pour lesquelles » un évènement survient, qui sont du ressort de l'étude des phénomènes d'émergence étudiés en théorie du chaos), mais le « comment » (la manière dont les évènements se déroulent). Il s'agit moins de décrypter les ressorts de la réalité que de mieux décrire des observations et d'en prévoir de véritablement nouvelles.

Quelques exemples :

   Kepler ne décide pas comment les satellites « doivent » décrire leurs révolution, il constate comment, de fait, ils le font (voir Lois de Kepler).
   Newton montre alors comment les trois lois descriptives établies par Kepler (conjecture mathématique) peuvent se déduire de façon plus économique d'un modèle unique (la loi d'attraction en mm'/r²), qui, en plus, explique des phénomènes additionnels sans rapport a priori évident, comme les marées. Cette loi de Newton suppose néanmoins une action à distance d'une élucidation particulièrement difficile. La réponse de Newton est ferme : hypotheses non fingo (je n'avance pas d'hypothèses). Ou, comme le dira plus tard Wittgenstein : Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.
   Einstein (à la suite de Minkowski, Lorentz et Poincaré) procède à un réajustement : dans la construction galiléenne de la mécanique, il remplace une hypothèse que les faits ont invalidée (l'addition des vitesses) par une autre hypothèse qui, elle, est confirmée par les faits (la constance de la vitesse de la lumière dans tous les repères), et il redéfinit toute la mécanique qui en découle.

Références

   ↑ Lactance, Institutions divines, 6, 8, 6-9
   ↑ Cicéron, De Republica, III, situé au § 17 par Vuillemain (1878) [archive], au § XXII, 33 dans l'édition Gallimard, 1994 (ISBN 2-07-074013-7)
   ↑ La loi naturelle, Somme théologique Ia-IIae, La loi, question 94 [archive], par Thomas d’Aquin.
   ↑ Le droit naturel, Que sais-je ?, Alain Sériaux, puf, 1999
   ↑ Le Léviathan, folio essais, Gallimard, 2000, p.414. Le même adage se trouve ailleurs, formulé différemment. Par exemple, lorsque Hobbes liste les lois naturelles : "Ne fais pas à un autre ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit à toi-même"
   ↑ Le Léviathan, folio essais, Gallimard, 2000
   ↑ Michel Villey, La formation de la pensée juridique moderne, PUF, 2003
   ↑ ibid, p408

Bibliographie

   Elisabeth Dufourcq. L'Invention de la loi naturelle. Des itinéraires grecs, latins, juifs, chrétiens et musulmans. Paris Bayard. 2012. 742 p

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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:15

Le De Republica (en français : De la République) est un traité sur la politique, écrit par Cicéron en 54 av. J.-C.. L'ouvrage, écrit sous la forme d'un dialogue platonicien, traite de la meilleure forme d'État et de la manière de bien conduire un État. Cette question avait déjà été abordée par les Grecs avec La Politique d’Aristote et La République de Platon. Cicéron applique leurs analyses aux institutions de la République romaine, pour établir que la République du IIe siècle av. J.-C. était la cité la plus proche de l’équilibre idéal formulé par ces théories. Il complètera ce traité par le De Legibus, ouvrage consacré à l’aspect législatif des institutions.

L’ouvrage rédigé en 6 livres n’est parvenu à l’époque moderne que très mutilé, seule la fin dite du songe de Scipion fut conservée au cours du Moyen Âge en raison de son mysticisme apprécié des auteurs chrétiens. Le reste de l’ouvrage aux considérations plus politiques n’a pu être reconstitué que très partiellement au début du XIXe siècle.

Date de l'ouvrage

Cicéron entame la rédaction du De Republica en mai 54 av. J.-C., période de crise politique à Rome causée par l’influence des triumvirs Pompée et Crassus, consuls l’année précédente, et Jules César, dont le pouvoir en Gaules venait d’être prolongé. À Rome, les affrontements entre les bandes armées de Clodius et celles de Millon font craindre une nouvelle guerre civile. Le projet de Cicéron est ambitieux, il envisage un traité en neuf livres consacré à l'organisation de la cité et à la définition du citoyen1, répartis en neuf jours de discussion tenues en 129 av. J.C. entre Scipion Émilien et ses amis2.

Une lettre que Cicéron adresse à son frère Quintus début novembre 54, il indique que son projet est en cours avec deux livres rédigés, qu'il a fait lire à Cn. Sallustius3. Suite aux avis de ce dernier, il va remanier son plan et envisage un dialogue entre lui-même et son frère Quintus4. La version finale du traité montre une nouvelle orientation et regroupe l'ensemble sur six livres, censés s'étaler sur trois jours de d'entretiens dirigées par Scipion Émilien5.
Manuscrits sources
Image du manuscrit médiéval intitulé Commentariorum in Somnium Scipionis de Macrobe
Page d'un manuscrit médiéval du Commentariorum in Somnium Scipionis de Macrobe, du XIIe siècle (conservé à Copenhague).

Jusqu’en 1818, on ne connaissait de cet important ouvrage que la conclusion (livre VI) annexée au Commentaire au Songe de Scipion de Macrobe sous le titre de Songe de Scipion (en latin : Scipionis Somnium), et quelques passages fort courts cités par les auteurs chrétiens Lactance (44 citations ou reformulations) et Augustin d'Hippone (50 citations ou reformulations), et des grammairiens comme Nonius Marcellus (94 citations) ou Arusianus Messius, confondu avec Fronton6.
Le palimpseste Vaticanus Latinus 5757

Une autre partie du texte fut retrouvée en 1818 par Angelo Mai, préfet de la bibliothèque de manuscrits du Vatican dans un palimpseste d'un ouvrage d'Augustin d'Hippone, référencé Vaticanus Latinus 5757, copié au début du VIIIe siècle sur les pages lavées et grattées d’un codex du IVe siècle qui contenait le De republica. Grâce à des réactifs chimiques employés comme révélateur, Mai parvint à déchiffrer par-dessous le texte d’Augustin de nombreux fragments du De Republica : une grande partie du premier livre, un long fragment du second, quelques détails du troisième, deux ou trois page du quatrième et du cinquième, rien du sixième. Des passages entiers restèrent indéchiffrables, et des pages manquantes ou déclassées ajoutent aux lacunes7. Mai parvint à reclasser les pages grâce à la numérotation lisible par endroit des livres de Cicéron et de cahiers du manuscrit d’origine. Il ajouta à ce texte les fragments déjà connus et le Songe de Scipion, et put produire une première édition commentée en 18228.

Les produits chimiques employés par Mai détériorèrent de nombreuses pages, de sorte qu’il fut nécessaire en 1885 de démonter le codex Vaticanus et de stocker chaque page séparément. Une photographie du palimpseste faite à partir de 1903 fut publiée en 1934 par la bibliothèque du Vatican9, et une transcription du texte fut fournie par l'école américaine de Rome.

Le texte cicéronien du manuscrit Vaticanus Latinus 5757 se présente en deux colonnes par page, chaque colonne comporte quinze lignes, de neuf à douze lettres chacune, sans séparation de mot. Les lettres ont été calligraphiées en grande onciale par deux copistes, qui vues les fautes nombreuses écrivaient sans comprendre. Le texte porte des corrections en petite onciale, probablement faites par un relecteur plus qualifié. L’étude de ces corrections faite en 1874 par A. Strelitz et F. W. Müller en 1878 a montré leur justesse10.

Malgré les restitutions du texte, l’ouvrage est encore largement défectueux : les préambules de chaque livre manquent à l’exception de celui du livre V connu par une citation d’Augustin d’Hippone ; des livres entiers sont si mutilés qu'on peut à peine reconnaître le plan complet de l’ouvrage, et des incertitudes demeurent sur la version actuelle notamment pour l’emplacement des fragments de textes cités par les grammairiens. Enfin, on n'a pas trace dans le manuscrit 5757 de la correction d’un terme géographique discutée entre Cicéron et Atticus dans une lettre d’avril 5011.
Le livre VI et le Songe de Scipion

Du livre VI, une partie importante subsiste : le néoplatonicien Macrobe rédigea au début du Ve siècle un commentaire au Songe de Scipion, songe qui est la principale partie du livre VI. Le texte de son commentaire ne comportait que des extraits du Songe de Scipion, mais il fut généralement accompagné dans les manuscrits de la copie complète du Songe. À l'inverse des premiers livres du De Republica, l'ouvrage fut largement copié durant le Moyen Âge et de nombreux manuscrits ont subsisté jusqu'à notre époque12. Parmi ceux-ci, les plus anciens contenant le Songe de Scipion (codices somnis Scipionis) :

Parisinus latinus, du IXe siècle,
Bruxellensis 10146, du IXe ou Xe siècle,
Vaticanus Palatinus latinus 1341, du Xe siècle,
Berolinesis Phillipps 1787, du Xe siècle.

Contenu
L’analyse des cités grecques

Aristote et son élève Dicéarque avaient identifié les composantes parfois antagonistes d’un gouvernement d’une cité : le peuple, masse susceptible d’agir sur les décisions, mais au hasard et sans ordre ; les grands, familles d’aristocrates disposant de ressources importantes, divisées en factions et s’opposant pour la domination ; les rois, issus des familles très anciennes ou parvenus au pouvoir par la force. L’exercice du pouvoir par une seule de ces composantes déterminait une des trois formes de constitutions pures, la démocratie, l’oligarchie, la monarchie13.
Livre I
Introduction, présentation des protagonistes

Dans une préface dont la première moitié manque, Cicéron s’adresse à un interlocuteur qui doit être son frère Quintus, probable dédicataire du traité14, et souligne l’originalité de sa démarche, car il est le premier qui traite ce sujet en ayant une double expérience comme philosophe et comme homme d’État, ce qui le distingue des auteurs grecs précédents, purs philosophes comme Aristote et Platon, et ancre sa réflexion dans une vision concrète et historique15.

Les analyses de Cicéron font donc référence à sa patrie, la République romaine. Il va placer ses dialogues vers 129 av. J.-C., moment où, selon lui, cette République quittait l’équilibre idéal qu’il va décrire, avant que, toujours selon lui, l'intervention des Gracques ne bouleverse l’harmonie républicaine15.

Par un artifice rédactionnel, Cicéron rapporte sa rencontre à Smyrne avec Publius Rutilius Rufus, qui aurait été dans sa jeunesse le témoin d’une conversation réunissant les protagonistes (De Republica, I, VIII, 13)15. Il met ainsi en scène Scipion Émilien, peu de temps avant sa mort, et ses amis. Quatre interlocuteurs sont de la même génération que Scipion : Lucius Furius Philus, Laelius, son meilleur ami, Spurius Mummius, Manius Manilius, qui débuta la troisième guerre punique ; quatre autres sont de la génération suivante, selon un procédé classique chez Cicéron de transmission de l'expérience des ainés aux plus jeunes : Publius Rutilius Rufus, Mucius Scævola et Fannius, tous deux gendres de Laelius, Quintus Aelius Tubero, neveu de Scipion Émilien. Le groupe constitué par Cicéron compte neuf personnes, un record de figuration pour ses traités ; il se compose de notables issus des grandes familles romaines, qui se sont illustrés dans les guerres de conquête tout en étant des hommes cultivés épris de culture grecque. Scipion Émilien est l'auteur de la destruction de Carthage et le témoin de l'évolution d'une cité jusqu'à son anéantissement complet16. Il est le personnage principal, Laelius le prie d’exposer quelle est à son avis la meilleure forme de gouvernement, car il a discuté des questions politiques avec les grecs Polybe et Panetius de Rhodes (De Republica, I, XX-XXI).
Définitions

Avant d’examiner les questions du gouvernement d’une communauté, Scipion, en fait Cicéron, commence par la définition de communauté dans son contexte romain, la notion de populus (en latin, le peuple) : « un populus n’est pas n’importe quel rassemblement d’êtres humains réunis d’une manière quelconque, mais le rassemblement d’une pluralité d’êtres associés par un consentement sur les droits et l’association de leurs intérêts » (De Republica, I, XXV). Cette définition est plus large que celle d’Aristote qui se limitait à une communauté d’intérêts (« une cité est une foule qui se suffit à elle-même »). Elle se distingue aussi de la définition des stoïciens, qui avaient complété Aristote en ajoutant « une foule régie par la Loi », cette Loi étant la manifestation de la Raison, définition idéale mais théorique puisque les lois d’une cité réelle donnée ne sont pas toutes le produit de la Raison. La formulation de Cicéron ne se rapporte pas à l’idée de Loi, mais à celle du droit au sens large, le ius romain, ensemble de coutumes et d’usages sociaux, pratiques vécues et antérieures à une rationalisation, ultérieurement traduites en lois communes et pragmatiques17.

La communauté ainsi formée a besoin peut se maintenir d’être gouvernée par une autorité, soit un homme seul, le roi, ou un petit nombre d’hommes choisis, les aristocrates, ou encore par la multitude. Chacun de ces régimes, la royauté, l’aristocratie, la démocratie, sans être parfait, est acceptable tant que les liens sociaux et l’intérêt commun sont maintenus. Le gouvernement par le peuple, quoique le moins favorable, reste tolérable tant que ne s’introduisent pas des injustices ou des convoitises pour des avantages personnels (De Republica, I, XXVI)18.
Analyse comparative des types de gouvernement

Ces régimes que l’on peut qualifier de purs présentent néanmoins des défauts intrinsèques : la monarchie, même sous un roi juste et sage, prive les citoyens de toute participation aux choix politiques, ce qui entraîne un mécontentement chronique ; un gouvernement aristocratique comme celui de Massalia réduit le reste du peuple à la passivité ; enfin la démocratie intégrale ne respecte plus les hiérarchies, comme dans l’ancienne Athènes qui abolit l’autorité de l'Aréopage. Dans chaque cas, des frustrations se développent (De Republica, I, XXVII)18. Ces régimes peuvent connaître des dérives : la monarchie se change alors en tyrannie, l’aristocratie donne lieu aux luttes de factions, la démocratie tourne à l’absence de toute règle. Ces mauvais régimes entrainent un cycle de révolutions qui peut être fatal pour la cité, tandis que l'affaiblissement causé par la discorde intérieure l’expose à ses ennemis19.

Chaque régime est ensuite évalué pour ses avantages : la monarchie offre la nécessaire unité du commandement ; l’aristocratie donne à la cité des personnages compétents possédant richesse, sagesse, expérience et lucidité, qui apportent leurs conseils à l’État ; la démocratie qui accorde au peuple le pouvoir de décider les lois, les alliances, la guerre et la paix, de contrôler les tribunaux, est le régime le plus stable car chacun a le sentiment d’être libre et de ne dépendre que de lui-même. Tant que l’intérêt de tous coïncide avec l’intérêt de chacun, la concorde est établie et durable ; Scipion conclut que la meilleure sorte de gouvernement est une combinaison de ces trois régimes, chacun tempérant les deux autres formes (De Republica, I, XXIX et XXXV) 20.
Livre II

Après avoir montré au livre I la supériorité d'un régime mixte, Cicéron montre que Rome s'est dotée d'un tel régime, avec un équilibre entre les trois types de gouvernement, qui rend moins facile les dérives qui se produisent lorsqu'on s'affranchit des contraintes des lois21.

Cicéron inscrit le livre II dans une analyse historique, et non comme les philosophes grecs, dans une définition de cité idéale, ce qui fait l’originalité de son texte. Sa république n’est pas celle « dépeinte par l'éloquence de Platon, et conçue dans les promenades philosophiques de Socrate », mais celle d’un État bien réel, la cité de Romulus, Rome (De Republica, II, XXIX). Cicéron se réfère à des historiens antérieurs à Denys d'Halicarnasse et Tite-Live qui n’avaient pas encore écrit leurs Histoires, ouvrages les plus complets que nous possédons pour cette période. Il indique se fier à Polybe comme source pour la durée de règnes des rois, un sujet d’incertitude (De Republica, II, XIV, à propos de Numa)22.

Scipion Émilien retrace l'historique des institutions de Rome, depuis sa fondation qu'il place en 750 jusqu'à la période des decemvirs, trois siècles plus tard. Il souligne que, tandis que les cités grecques ont été organisées selon des règles définies par un seul homme, Lycurgue à Sparte, Dracon puis Solon à Athènes, l'État romain s'est constitué progressivement au fil des siècles, avec à chaque étape l’intervention d’un législateur exceptionnel : Romulus sut choisir pour fonder Rome un emplacement judicieux, hors de l’influence maritime corruptrice (De Republica, II, III-VI). Il instaura le Sénat et les premières institutions religieuses, dont les auspices (De Republica, II, IX). Cicéron insiste sur la prise d’auspices, dont le rite a été dévoyé à plusieurs reprises à son époque. Puis Numa Pompilius établit une période idéale de paix, de respect du divin et de douceur. Il organisa les rites religieux, développa les valeurs morales, dont la justice et la fidélité aux engagements, la Fides romaine. Et pour Cicéron, cette première croissance n’est due qu’aux qualités naturelles du peuple romain : il récuse l’idée répandue que Numa ait été un disciple de Pythagore et qu'il ait pu s'en inspirer pour l'organisation de Rome23.

Ses successeurs, Tullus Hostilius et Ancus Martius, sont évoqués en termes élogieux mais une lacune de plusieurs pages n’en laisse que de brèves indications (De Republica, II, XVII-XVIII). Servius Tullius achève la mise en place d’un régime mixte en organisant l’expression du peuple par sa répartition des citoyens en centuries selon leur richesse. Ce passage procure aux historiens certaines données importantes telles la répartition de centuries dans les comices centuriates24. Scipion/Cicéron note l’avantage de cette répartition inégalitaire dans le vote de l’assemblée des comices centuriates, qui ne prive personne du droit de vote, mais privilégie l’expression des plus riches, ceux qui sont le plus intéressés à la prospérité de la cité (De Republica, II, XXII, 39-40).

Après ce règne, les institutions romaines réunissent un roi, un sénat et le peuple et sont donc selon un gouvernement mixte, mais la forme idéale de gouvernement n’est pas atteinte : tel qu'il est en place, ce régime garde une dominante monarchique avec un roi perpétuel, et peut être ruiné par un mauvais roi. Scipion souligne que Carthage et Sparte ont eu ce type d’organisation mixte, sans pour cela connaître le succès de Rome, qui seule a su combiner les trois pouvoirs de façon « tempérée » (De Republica, II, XXIII, 41-43). Si le régime monarchique est le meilleur, il est instable car un tyran suffit à sa perte, tel Tarquin le Superbe, qu'il fut légitime de renverser. Seul un homme de bien, qui se comporte en tuteur et en fondé de pouvoir de l'État, sauvegardant l'intérêt et l'honneur des citoyens, mérite d'être le pilote de la cité (De Republica, II, XXIX, 51).

Après de très importantes lacunes, estimées à douze et seize pages, Scipion/Cicéron décrit avec l’instauration de la République le nouvel équilibre des pouvoirs qui remplace le régime à dominante monarchique : les consuls ont un pouvoir à caractère royal mais partagé et limité dans le temps, le peuple n’intervient que pour un petit nombre de décisions, qui ne sont valables que si elles sont ensuite approuvées par les sénateurs. La dictature qui ressemble au pouvoir royal, conserve la domination des premiers citoyens. L’instauration des tribuns de la plèbe crée un contre-pouvoir en faveur du peuple face aux magistrats et au Sénat (De Republica, II, XXXII, 56 – XXXIV-59). L’épisode des decemvirs montre la dérive tyrannique que peuvent instaurer des magistrats pour lesquels aucun tribun de la plèbe ou magistrat adjoint ne peut opposer de limitation (De Republica, II, XXXVI, 61 – XXXVII-63).

Les nombreuses lacunes rendent peu cohérente la fin du livre II. Scipion annonce qu'il va décrire l’homme d’État apte à diriger la cité (De Republica II, XL-67-XLII-69). Après une importante lacune, ce que l’on possède du livre II s’achève par un paragraphe et trois fragments sur la nécessité de la justice pour gouverner (De Republica II, XLIII-67-XLIV-70).
Livre III

Le livre III présente de nombreuses et très importantes lacunes. Dans ce que nous possédons, Cicéron résume l’évolution humaine à partir de son état de nature, qui culmine par l’apparition des grands hommes comme Scipion, Laelius et Philus. Ceux-ci réunissent la tradition ancestrale romaine et la science de Socrate, c’est-à-dire possèdent une culture philosophique (De Republica III, I, 3 à IV, 7). Ils exercent sur la société un rôle de modèle, et sont motivés par un désir légitime de gloire au service de l’État25.

Les protagonistes débattent des fondements de la justice et du droit. Le question de la préférence du bien public sur l'intérêt particulier est discutée par Philus, qui reprend les arguments du philosophe Carnéade sur la justice formulés lors de son ambassade à Rome en 155 av. J.-C.. Philus montre que la justice n'a pas sa source ni dans la nature ni dans la volonté humaine, mais dans la faiblesse humaine « S'il faut choisir en trois situations, soit commettre l'injustice sans la subir, soit de commettre et subir l'injustice, soit ne faire ni l'un, ni l'autre, la meilleure des trois est de commettre l'injustice, si possible impunément, la plus pitoyable est de toujours être en conflit, tantôt commettant tantôt subissant des injustices » (De Republica, III, XII, 20). Selon Philus, la justice consiste à se conformer aux lois, et à rendre à chacun ce qui lui est dû. La justice se définit comme un comportement vis-à-vis des autres, sans fondement naturel. Philus ne voit dans les lois qu'un caractère conventionnel, car on constate leur variabilité d'une communauté à l'autre : « si le droit était naturel, le juste et l'injuste seraient le même pour tous » (De Republica, III, VIII, 13)26.

Laelius assure la réponse contre Laelius, avec l'approbation de Scipion, mais une grande partie de son argumentation a disparu et est difficile a établir26. Il affirme le caractère naturel de la justice et du droit, lié à la nature humaine27.
Livres IV et V

Ni les quelques fragments déchiffrés par Mai, ni les phrases éparses cités par Nonius Marcellus et Servius ne permettent d’en percevoir le contenu. Des citations orientées de Lactance et d’Augustin d'Hippone suggèrent des thèmes relatifs aux mœurs dans le livre IV, aux règles de gouvernement et aux devoirs de l'homme politique dans le livre V.

Avec prudence, compte tenu de l’état fort endommagé des livres IV et V, Bernard Besnier suppose que ces deux livres traitaient de la formation des jeunes citoyens afin d’en faire des hommes aptes à gouverner la cité, selon les exemples et les principes présentés au livre précédent. Cette éducation, initiée essentiellement par la tradition familiale et contrôlée par une orientation stricte des arts comme la musique et les spectacles, se complète d’apprentissages spécifiques tels que le droit et l’éloquence, destinés à ceux qui sont appelés à prendre une part plus active à la défense du bien commun28.

Dans une lettre à Atticus écrit en février 49, Cicéron cite les devoirs de l’homme d’Etat indiqués au livre V « celui qui préside aux destinées de la République doit avoir pour but le bonheur de ses concitoyens. Qu'il travaille constamment à donner à l'État puissance, richesse, attitude glorieuse, sans s'écarter des voies de l'honneur et de la vertu29 », et observe avec amertume que Pompée en fuyant César s’y est complètement dérobé. On retrouve l’évocation de l'homme de gouvernement idéal, que Cicéron appelle selon les passages princeps («premier citoyen») ou tutor et procurator rei publicae ("tuteur et fondé de pouvoir de la République") (De Republica, II, 51), ou avec d'autres noms (moderator).
Livre VI

Cicéron achève le De Republica de façon analogue à la République de Platon, dont le dernier livre narrait le mythe d'Er le Pamphylien, vision du monde d’outre-tombe et du processus de réincarnation. Scipion Émilien raconte le songe qu’il avait fait vingt ans plus tôt, durant la première campagne de la deuxième guerre punique. Il était alors un jeune officier, en mission chez le roi numide Massinissa, allié des Romains. La formule rédactionnelle retenue par Cicéron d’un songe et de visions oniriques parut bien plus vraisemblable que le récit de Platon, qui fait revenir à vie un personnage mort et passé dans l’au-delà. Ce long passage dans lequel les auteurs chrétiens retrouvaient des résonances chrétiennes avant l’heure a été copié et commenté au Ve siècle par Macrobe, ce qui a assuré sa conservation sous l’appellation du Songe de Scipion et sa transmission au cours du Moyen Âge, tandis que le reste du traité se perdait30.

Dans son rêve, Scipion Émilien se voit transporté dans le monde de l’au-delà. Il y rencontre son père Paullus et son grand-père adoptif, Scipion l'Africain, qui lui prédisent sa victoire sur Carthage, la destruction de cette ville et la célébration de son triomphe (De Republica, VI, XI,11). Scipion l'Africain lui annonce qu’alors l’État connaitra des troubles causés par son petit-fils (Tiberius Gracchus, non nommé), et que lui-seul pourra résoudre cette crise en prenant la tutelle de l’État avec la qualité de dictateur (De Republica, VI, XII,12). Cicéron place donc le salut de la cité en danger dans les mains d’un seul homme, vers lequel se tourne le Sénat et les bons citoyens, et qui doit intervenir en dehors du fonctionnement régulier des institutions. Mais historiquement, Scipion Émilien décéda subitement dans des circonstances mal éclaircies et n'exerça pas la dictature annoncée dans ce songe. Cicéron laisse entendre que, malgré l'excellence de ses institutions et la qualité de ses grands hommes, les conditions de survie de l'État romain ne sont donc pas garanties. Seul l'individu peut espérer une forme de survie31.

Scipion l'Africain explique ensuite qu’il est des récompenses plus grandes et plus durables que la gloire passagère du triomphe, et qu'il est dans le ciel une place assurée et fixée d'avance pour ceux qui auront sauvé, défendu, agrandi leur patrie, et qu'ils doivent y jouir d'une éternité de bonheur.
Références

↑ Cicéron, Ad Quintum, III, 5,1-2
↑ Breguet 1980, p. 16-17
↑ Ce Sallustius n'est pas l'historien Salluste, qui avait vingt ans de moins que Cicéron
↑ Cicéron, Ad Quintum, III, 5,6
↑ Grimal 1986, p. 247-248
↑ Bréguet 1980, p. 156
↑ Grimal 1986, p. 269
↑ Bréguet 1980, p. 150-152
↑ Bréguet 1980, p. 155
↑ Bréguet 1980, p. 15é-153
↑ Cicéron, Ad Atticum, VI, 2, 3
↑ Bréguet 1980, p. 158 et suiv.
↑ Grimal 1986, p. 260
↑ Breguet 1990, p. 21
↑ a, b et c Grimal 1986, p. 265
↑ Breguet 1990, p. 25-28
↑ Grimal 1986, p. 260-261
↑ a et b Grimal 1986, p. 262
↑ Grimal 1986, p. 263
↑ Grimal 1986, p. 264
↑ Besnier 1994, p. XII
↑ Besnier 1994, p. 206, note 9
↑ Grimal 1986, p. 266-267
↑ Claude Nicolet, Rome et la conquête du monde méditerranéen 264–27 av. J.-C., Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes », 2001, 10e éd. (1re éd. 1979), (ISBN 2-13-051964-4), p=343
↑ Grimal 1986, p. 268
↑ a et b Besnier 1994, p. XIII-XV
↑ Cicéron (trad. José Kany-Turpin, préf. Pierre Pellegrin), Les Académiques, Flammarion, 2010 (ISBN 978-2-0812-2402-5), p. 48-49
↑ Besnier 1994, p. XV
↑ Cicéron, Ad Atticum, VIII, 11
↑ Grimal 1986, p. 269-270
↑ Besnier 1994, p. XVII-XVIII

Bibliographie
Traductions

Œuvres complètes de Cicéron, tome IV. De la République, trad. A. Lorquet, sous la direction de M. Nisard, 1864, Paris, lire en ligne
De la République, trad. Villemain, 1878, Paris, lire en ligne.
Cicéron, De la République ; Des Lois, traduction, notices et notes par Charles Appuhn, 1965, Garnier Flammarion
(la+fr) Cicéron (trad. Esther Breguet), La République, Tome 1, livre I, Les Belles Lettres, coll. « Collection des Universités de France », 1980, 334 p. (ISBN 2-251-01078-5)
(la+fr) Cicéron (trad. Esther Breguet), La République, Tome 2, livres II-VI, Les Belles Lettres, coll. « Collection des Universités de France », 1989, 325 p. (ISBN 2-251-01314-Cool

2e tirage revu, corrigé et complété d'un appendice bibliographique par Guy Achard

Cicéron (trad. Esther Breguet, préf. Bernard Besnier), La République, suivi de Le Destin, Gallimard, 1994 (ISBN 2-07-074013-7)

Ouvrages généraux

Philippe Muller, Cicéron : un philosophe pour notre temps, Lausanne, L'Âge d'homme, 1990 (ISBN 2825100331, présentation en ligne)
Pierre Grimal, Cicéron, Fayard, 1986 (ISBN 978-2213017860)

Articles

Alfred Ernout, « Cicéron et le De Republica », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 82e année, no 6,‎ 1938, p. 478-486 (lire en ligne)
Jean-Louis Ferrary, « Le discours de Laelius dans le troisième livre du De re publica de Cicéron », Mélanges de l'Ecole française de Rome, vol. Antiquité T. 86, no 2,‎ 1974, p. 745-771 (lire en ligne)
Pierre Grimal, « Du De republica au De clementia », Mélanges de l’Ecole française de Rome. Antiquité, T. 91, no 2,‎ 1979, p. 671-691 (lire en ligne)
René Pichon, « Les sources du « De Republica » », Journal des savants, vol. 14, no 11,‎ 1916, p. 495-508 (lire en ligne)
Viktor Pöschl, « Quelques principes fondamentaux de la politique de Cicéron », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 131e année, no 2,‎ 1987, p. 340-350 (lire en ligne)

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:16

Lucius Caecilius Firmianus, dit Lactance (du latin Lactantius), est un rhéteur né vers 250 en Afrique romaine et mort vers 325. Il a été surnommé le « Cicéron chrétien » en raison de l'élégance de sa prose latine1.

Élève d'Arnobe, il entame une carrière de rhéteur sous le règne de Dioclétien, devient chrétien puis tombe en disgrâce en 304 lors de la persécution de Galère. Lorsque Constantin devient empereur, il est appelé à sa cour où il vivra jusqu'à la fin de ses jours. Il y fut précepteur de Crispus l'un des fils de Constantin. Lactance partage avec Constantin une vision théologico-politique du monde et de l'histoire centrée sur les thèmes de la Providence et de la colère divine. Il développe une conception de l'histoire marquée par une forme de fatalisme. Le monde est pour lui entièrement dirigé par la Providence de Dieu tandis que tout ce qui advient, en bien comme en mal, concourt à la réalisation de la justice de Dieu.

Lactance estimait que les textes bibliques n'étaient pas d'une grande qualité littéraire. Si cette considération, fréquente parmi les auteurs chrétiens de son temps, ne les empêchait généralement pas de s'appuyer sur les écrits bibliques et évangéliques pour présenter le christianisme, elle a conduit Lactance à rédiger une œuvre ancrée dans la culture littéraire et philosophique de son temps, qui puisse servir de propédeutique au christianisme, mais qui laisse presque complètement de côté les écritures chrétiennes2.

Les appréciations portées sur l'œuvre de Lactance sont diverses, il a influencé Augustin d'Hippone et Saint Jérôme. Ce dernier estimait qu'elle était « comme un fleuve d'éloquence cicéronnienne », mais il regrettait que son auteur ait consacré plus d'énergie à détruire les doctrines des autres qu'à présenter celle des chrétiens. Par suite, à la fin du Ve siècle, un texte attribué au pape Gélase a fait état d'un dualisme chez Lactance entre un Dieu bon et un Dieu de colère, et a situé son œuvre parmi celles à ne pas lire. Ce jugement a fait que Lactance ne fut jamais unanimement considéré comme un Père de l'Église, bien que l'étude de ses œuvres occupe une place importante dans le champ de la patristique latine2.

L'ancrage de l'œuvre de Lactance dans la littérature de l'Antiquité plutôt que dans les écritures chrétiennes amènera les humanistes de la Renaissance à le reconnaître comme l'un des leurs. Considéré comme le « Cicéron chrétien », Lactance est très lu et apprécié jusqu'au XVIIIe siècle, époque à laquelle son style véhément et polémiste commence à susciter du rejet. Raillé par Voltaire qui en fait le parangon du père de l'Église ignorant, véhément et qui prétend tout savoir avec orgueil, Lactance est ensuite méprisé par la critique universitaire. L'intérêt pour Lactance s'est renouvelé au XXe siècle. En français, ses œuvres ont été de nouveau étudiées, traduites et publiées, notamment dans la collection Sources chrétienne avec le concours de chercheurs tels que Pierre Monat, Michel Perrin et Jacques Fontaine2.

Né en Afrique proconsulaire, Lactance est à l'origine païen et élève d'Arnobe, un rhéteur chrétien, et part s'installer à Nicomédie en Bithynie. Là seulement il se convertit au christianisme. Cette installation professionnelle à Nicomédie est apparemment malheureuse car la ville est de langue grecque et Lactance trouve peu d'élèves. Mais c'est aussi là qu'il se lie avec le futur Constantin Ier. Il perd son travail lors de la persécution anti-chrétienne à l'initiative de Galère vers 304. Ainsi il occupe ses loisirs à écrire. La fin de sa vie est moins mouvementée car Constantin Ier le charge de l'enseignement de la littérature latine à son fils aîné Crispus.

« Témoin du syncrétisme philosophico-religieux de son temps, il développe une théologie approximative ou archaïque, parfois franchement erronée. Sa célébrité repose surtout sur le classicisme de son style, son éloquence et son souci apologétique dans la présentation du message chrétien aux élites cultivées de son temps3. »
Œuvres
Lactance, Institutiones divinae, Bibilithèque nationale de France, Ms Lat. 1671- fol. 93v. Enluminure du Maître de la Chronique scandaleuse.

Ses lettres, ses vers d'avant sa conversion sont perdus. Après sa conversion, ses ouvrages sont dominés par un thème majeur celui de la Providence. Son livre principal, les Diuinae institutiones, est composé de 7 ouvrages dans lesquels il cherche à expliquer aux païens, du moins à ceux qui possèdent de l'instruction, que le polythéisme est indéfendable et que la raison oblige à admettre les dogmes et la morale du christianisme. Il est également l'auteur de De Mortibus Persecutorum (Sur la mort des persécuteurs), une œuvre polémique écrite entre 318 et 321, réapparue au XVIIe siècle, dans laquelle il affirme que les empereurs persécuteurs sont de mauvais empereurs et ont connu une mort affreuse, ce qui est un châtiment divin. Il y attaque particulièrement l'empereur Galère, qu'il présente comme inspirateur de la persécution de Dioclétien.

On lui attribue un Carmen de aue phoenice (Chant sur l'oiseau phénix), l'un des textes les plus riches sur le phénix.
« Piètre astronome »

« Illustre écrivain mais piètre astronome qui parle de manière infantile de la forme de la Terre quand il se moque de ceux qui déclarent qu’elle a la forme d’un globe » ainsi le qualifie Nicolas Copernic dans sa dédicace au pape Paul III « Des révolutions des sphères célestes » de 1543.

En effet Lactance dans « Divinae Institutiones » écrit :

« Ceux qui pensent qu'il y a des antipodiens opposés à nos pas, cela a-t-il quelque sens ? ou bien y a-t-il quelqu'un d'assez inepte pour croire qu'il y a des hommes dont les plantes des pieds sont au-dessus de leurs têtes ? ou bien que ce qui y est posé par terre, pour nous, pend en étant renversé ? que les herbes et les arbres croissent vers le bas ? que les pluies, la neige et la grêle tombent sur terre vers le haut ? »4

Ce passage a été utilisé abondamment à l’appui de la thèse de la croyance de la Terre plate au Moyen Âge5.
Traductions

Institutions divines (vers 321 ? entre 304 et 313 ?)
Institutions divines. Livre I ; introduction, texte critique, traduction par Pierre Monat. Paris : Éditions du Cerf, 1986. (Sources chrétiennes ; 326). ISBN 2-204-02536-4.
Institutions divines. Livre II, [L'origine de l'erreur]. ; introduction, texte critique, traduction par Pierre Monat. Paris : Éd. du Cerf, 1987. (SC. ; 337). ISBN 2-204-02814-2.
Institutions divines. Livre III, trad. J.A.C. Buchon, Choix de monuments primitifs de l'Église chrétienne, Paris, 1837.
Institutions divines. Livre IV, [La vraie sagesse et la vraie religion] ; introd., texte critique, trad., notes et index par Pierre Monat. Paris : les Éd. du Cerf, 1992. (SC. ; 377). 277 p. ISBN 2-204-04572-1.
Institutions divines. Livre V, introduction, texte critique, traduction par Pierre Monat. Paris, Éd. du Cerf, 2000 & 1973. (Sources chrétiennes ; 204-205).
Institutions divines Livre VI, introduction, texte critique, traduction par Christiane Ingremeau, Paris, Éd. du Cerf, 2007. (Sources chrétiennes ; 509).
L'ouvrage du Dieu créateur (vers 304) ; introd., texte critique, trad. notes et index par Michel Perrin, Paris, Éd. du Cerf, 1974. (Sources chrétiennes ; 213-214).
Épitomé des Institutions divines ; introd., texte critique, trad. notes et index par Michel Perrin, Paris, Éd. du Cerf, 1987. (Sources chrétiennes ; 335). 297p. ISBN 2-204-02813-4.
La Colère de Dieu (entre 311 et 324); intr., texte critique, traduction, commentaire et index par Christiane Ingremeau, Paris, Éd. du Cerf, 1982. (S.C. ; 289). 418p. ISBN 2-204-01867-8.
De la mort des persécuteurs ; intr., texte critique, traduction, commentaire et index par J. Moreau. Paris, Éd. du Cerf, 1954. (S.C. ; 39).

Notes et références

↑ [Fichier:http://peresdeleglise.free.fr/chronologie.htm [archive]]
↑ a, b et c Pierre Monat, « Lactance, l'homme et l'œuvre » dans Vita Latina, N°130-131, 1993. pp. 47-52. Lecture sur persee.fr [archive]
↑ Jean-Jacques Rouch, « Lactance », Dictionnaire des théologiens et de la théologie chrétienne, Bayard - Centurion, 1998, p. 266
↑ L.III, chap.XXIV.
↑ Antoine-Jean Letronne, W.G.L. Randles.

Liens externes

Œuvres de Lactance en latin et français sur le site remacle.org
Œuvres de Lactance en latin et anglais dans Documenta catholica omnia
Traduction française du texte de Lactance La Mort des Persécuteurs
(en) Lactance dans Catholic encyclopedia.
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:20

Le Léviathan, ou Traité de la matière, de la forme et du pouvoir d'une république ecclésiastique et civile, est une œuvre écrite par Thomas Hobbes, publiée en 1651, qui constitue un des livres de philosophie politique les plus célèbres. Il tire son titre du monstre biblique. Classique de la théorie du contrat social, aux côtés des œuvres notamment de Grotius, Locke ou Rousseau, cet ouvrage traite de la formation de l'État et de la souveraineté, comme le montre l'allégorie sur le frontispice représentant l'État composé des individus, tout comme le titre complet. Le Léviathan est divisé en quatre parties : « De l'homme », qui traite notamment de l'état de nature ; « De l'État », qui traite de la formation de ce dernier et des lois civiles (ou droit positif) ; « De l'État chrétien » ; et « Du royaume des ténèbres ».

État de nature
Article connexe : État de nature.

Hobbes développe la thèse d'un contrat social (au profit de celui de « pacte social ») et de règles venant d'un souverain. Profondément marqué par la Première Révolution anglaise (1641-1649) et la violence de la guerre civile, Hobbes développe, dans la première partie (« De l'homme »), l'idée selon laquelle, les hommes à l'« état de nature » cherchent uniquement à survivre, à assurer leur propre préservation, par tous les moyens nécessaires (théorie du « conatus », reprise notamment par Spinoza). Ils n'obéissent qu'à ce qu'il appelle leur droit naturel : le fait que chacun ait la liberté totale d'utiliser sa puissance par n'importe quel moyen afin de se préserver lui-même et de préserver sa propre vie. Ainsi, Hobbes explique que dans un tel cas, la société est en situation de chaos et de guerre civile, selon la formule bellum omnium contra omnes (« guerre de tous contre tous » en latin).

Outre cet argument, la première partie développe, de façon plus large, une anthropologie ainsi qu'une théorie du langage, conçu sous une forme expressive 1.

Le dernier chapitre (1, 16, « De la personne ») élabore une théorie de la représentation et de la personne morale en s'inspirant à la fois de l'étymologie du terme (persona, ou masque) et d'une théorie de l'acteur au théâtre. Il distingue ainsi « personne naturelle » et « personne fictive ou artificielle ». Ce chapitre permet la transition avec le premier chapitre de la IIe section, souvent considéré comme l'un des passages décisifs de l'ouvrage, voire son cœur même 2.
« Des causes, de la génération et de la définition de l'État »

Chaque individu étant présupposé rationnel, et poursuivant en priorité son propre intérêt, il en ressort que les hommes souhaitent naturellement sortir de cet état de nature mortifère, où personne ne peut gagner. Comme Hobbes le montre dans le célèbre chapitre 17 de la deuxième section (De l'État, ou On Commonwealth), intitulé « Des causes, de la génération et de la définition de l'État », quand bien même un individu serait plus fort que les autres, les plus faibles pourraient s'associer entre eux pour le détruire (II, 17). Dès lors, il est inéluctable que chaque individu décide de passer un contrat avec chacun des autres individus, afin d'abdiquer une part de leur pouvoir au profit d'une autorité commune, l'État, ou Léviathan, qualifié de « dieu mortel » en raison de son pouvoir absolu (d'où le frontispice célèbre, dessiné par Abraham Bosse). Seul ce dernier, en effet, est capable de garantir à tous la préservation de leurs vies et de leurs biens. Dit autrement, le gouvernement, selon Hobbes, doit découler d'un pacte de chacun envers chacun où tous cèdent au souverain leur droit de se gouverner eux-mêmes et leur liberté afin que la volonté du souverain ramène les volontés de tous les individus à une seule et unique volonté.
Suite de la deuxième partie

Dans la suite de la deuxième partie, « De l'État », Hobbes définit les lois civiles, les pouvoirs du souverain, et la liberté des sujets. Il y distingue trois types d'État : l'aristocratie, la monarchie et la démocratie (II, 19). Défenseur de la monarchie absolue3, Hobbes considère ce deuxième type de régime comme le plus apte à assurer « la paix et la sécurité au peuple » (II, 19). « De la liberté des sujets » (II, 21) distingue la « liberté naturelle », qui est celle, pour un homme, de ne pas être empêché de faire ce qu'il veut faire, de la « liberté civile » : « La liberté des sujets réside donc uniquement en ces choses que, dans le règlement de leurs actions, le souverain s'est abstenu de prendre en compte. » C'est la théorie du « silence de la loi ». Celle-ci est compatible avec une puissance absolue du souverain, lequel ne saurait être limité par les lois civiles qu'il institue lui-même. Hobbes s'oppose ainsi aux républicains ou défenseurs d'une monarchie constitutionnelle qui, à l'instar d'Henry Parker, des Diggers ou des Levellers, souhaitaient limiter le pouvoir royal.
« De l'État chrétien »

La troisième partie est consacrée à la religion chrétienne. Hobbes y défend notamment l'idée d'une sujétion du pouvoir ecclésiastique, ou de l'Église, à l'État : il ne saurait y avoir qu'un seul souverain, puisque dans le cas contraire la discorde et, in fine, la guerre civile ne sauraient manquer d'advenir. La souveraineté est indivisible.
Éditions

Hobbes publie la première édition du Léviathan en anglais en 1651. Il le publie à nouveau, en latin cette fois, en 1668, mais ce deuxième Léviathan ne constitue pas une transposition fidèle du texte anglais publiée 17 ans auparavant. En effet, après les critiques d’athéisme et d’opportunisme qui lui furent adressées, ce nouvel ouvrage prémunit Hobbes contre toute accusation d’hérésie, en dotant d’une fonction doctrinale essentielle le refus de subordonner le pouvoir politique au pouvoir ecclésiastique. Le Léviathan latin a ainsi pour originalité l’accentuation de la dimension théologico-politique de son enseignement moral et politique.
Éditions modernes en français

Léviathan, traduction Gérard Mairet Paris, Gallimard, 2000, coll. Folio, 6e édition 2009.
Léviathan, traduction de l'anglais et notes par François Tricaud, Paris, Sirey, 1971.
Léviathan, traduction du latin et annotations par François Tricaud et Martine Pécharman, Paris, Vrin, 2005.

Notes et références

↑ « l'usage général de la parole est de transformer notre discours mental en discours verbal et l'enchaînement de nos pensées en un enchaînement de mots » (Léviathan, I, 4)
↑ Lucien Jaume, « La théorie de la “personne fictive” dans le Léviathan de Hobbes », Revue française de science politique, no 6,‎ 1983, p. 1009-1035 (lire en ligne [archive]).
↑ Lloyd, Sharon A. et Sreedhar, Susanne, Hobbes's Moral and Political Philosophy, The Stanford Encyclopedia of Philosophy (Summer 2013 Edition), Edward N. Zalta (ed.), URL = <http://plato.stanford.edu/archives/sum2013/entries/hobbes-moral/ [archive]>.

Annexes
Bibliographie

Gilbert Boss, La mort du Léviathan - Hobbes, Rawls et notre situation politique, Éditions du Grand Midi, Zurich, 1984.
Lucien Jaume, « La théorie de la “personne fictive” dans le Léviathan de Hobbes », Revue française de science politique, no 6,‎ 1983, p. 1009-1035 (lire en ligne).
(en) Tom Sorell (dir.) et Luc Foisneau (dir.), Leviathan after 350 Years, Oxford University Press, 2004, actes d'un colloque qui s’est tenu à Londres en mai 2001.
Anne Staquet, La ruse du Léviathan, Hermann, Paris, 2013.
Emmanuel Tuchscherer, « Le Léviathan dans la doctrine de l’État de Thomas Hobbes : sens et échec du décisionnisme politique », Astérion, no 2,‎ juillet 2004 (lire en ligne).

Liens externes

Léviathan. Traité de la matière, de la forme et du pouvoir ecclésiastique et civil (1651) traduction française intégrale sur le site Les classiques des sciences sociales (en version Word, PDF, RTF et HTML)
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:21

République islamique
Carte montrant les statuts constitutionnels de l'islam en 2009 dans les pays musulmans (dont les républiques islamiques) :

États islamiques déclarés
Religion d'état islamique affirmée
États se déclarant laïcs (État et religion séparés)
États non-déclarés
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le terme de république islamique désigne les États possédant une Constitution qui dispose que l'islam est la religion officielle du pays, ou encore d'autres États où le droit musulman s'applique et dont la dénomination officielle comporte la dénomination de République islamique.

Certains pays musulmans ne revendiquent pas spécifiquement le caractère islamique de leur état, mais appliquent pourtant la charia. D'autres pays musulmans n'utilisent celle-ci que comme simple référence juridique. Enfin certains pays musulmans revendiquent spécifiquement le caractère islamique de leurs État, religion et législation. Ils sont alors qualifiés d'États islamiques. Les républiques islamiques constituent une partie des États islamiques possèsseur d'une constitution qui institue l'islam comme religion d'État ou/et de la nation (du peuple).

De nos jours, on peut dénombrer quatre états islamiques reconnus internationalement en tant que république :

République islamique de l'Afghanistan : « Art. 1: Afghanistan is an Islamic Republic {...} » - Constitution de 2004
République islamique de l'Iran : « 1er principe : le gouvernement de l’Iran est une république islamique » - Constitution de 1979
République islamique de Mauritanie : « Art. 5: L'islam est la religion du peuple et de l'État » - Constitution de 1991
République islamique du Pakistan : « Art. 2: Islam shall be the State religion of Pakistan » - Constitution de 1973

Ces théocraties islamiques peuvent affirmer législativement l'application intégrale de la charia (loi islamique), la considérant comme supérieure à toute autre loi humaine. Tandis que d'autres républiques islamiques, plaçant les législations islamiques sous tutelle de leur Constitution, n'appliquent la charia qu'en partie plus ou moins variable selon le pays concerné et son histoire passée.
Historique

Sur les autres projets Wikimedia :

Républiques islamiques, sur Wikimedia Commons république islamique, sur le Wiktionnaire République islamique, sur Wikinews

Chaque république islamique a une histoire et un destin particulier. Certaines sont nées naturellement dans des pays musulmans en paix, alors que d'autres sont apparues à la suite d'événements tragiques. Certaines républiques islamiques ont disparu rapidement, alors que d'autres ont perduré pendant plusieurs dizaines d'années; jusqu'à nos jours. Parmi ces républiques islamiques, on pourrait citer ces exemples historiques :

Perse (actuel Iran) : De la révolution constitutionnelle persane de 1906 est née la première constitution iranienne (inspirée de celle de la Belgique) qui instaure une monarchie constitutionnelle. La constitution de cette république islamique à régime présidentialiste (parlement sous pouvoirs du Shah) stipule qu'aucune loi ne peut aller à l'encontre de la Chari'ah.
Afghanistan : En 1923, le royaume d'Afghanistan succédant peu à peu à l'Émirat d'Afghanistan met en place une constitution instituant une monarchie constitutionnelle. Cette république islamique monarchique (dissoute en 1973) précise dans son article 2 de constitution que « La religion de l'Afghanistan est la religion sacrée de l'islam. »
Turkestan : Entre 1933 et 1934, la Première République du Turkestan oriental qui fut rapidement renversé par les militaires chinois, se dénommait République islamique du Turkestan Oriental.
Pakistan : En 1973, et à la suite de l'adoption d'une troisième constitution (après celles de 1956 et de 1962), la nouvelle république fédérale se nomme République islamique du Pakistan (constitution actuelle de 1973, amendée en 2012).
Comores : Créée en 1978, la République fédérale islamique des Comores est renversée en 2001. Le 23 décembre 2001, sous direction d'un nouveau régime présidentiel, cette terre d'islam sunnite (à 98 %) formée des îles de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli, devient alors Union des Comores.
Iran : En 1979, et à la suite du renversement du Shah d'Iran par la Révolution iranienne, cet ancien État monarchique devient République islamique d’Iran (constitution actuelle de 1979, amendée en 1989).
Mauritanie : Le 20 juillet 1991, et à la suite de la relance du processus de démocratisation, est adoptée la constitution de la République islamique de Mauritanie (constitution actuelle de 1991, amendée en 2006).
Afghanistan : En 1992, à la chute du régime communiste (départ de l'armée soviétique), l'État islamique d'Afghanistan a remplacé la République démocratique d'Afghanistan de 1990 . En 1996, les talibans ont institué l'Émirat islamique d'Afghanistan. En 2004, après l'intervention militaire des USA et la chute des talibans, le pays est devenu République islamique d'Afghanistan (constitution actuelle de 2004, non-amendée).
Gambie : Déclaration de Yahya Jammeh le 13 décembre 2015 décidant que son pays devient un État Islamique1

Notes et références

↑ « Le président de la Gambie annonce que son pays est désormais un État islamique » [archive], sur France 24,‎ 13 décembre 2015 (consulté le 13 décembre 2015).

Voir aussi

Liste des constitutions : Textes intégraux

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Républiques islamiques actuelles
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yanis la chouette



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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:23

La République de Kalmoukie ou Kalmoukie (en russe : Республика Калмыкия, Respoublika Kalmykiïa ; en kalmouk : Хальмг Тангч, Halmyığ Taŋg'ç) est une république, sujet de la Fédération de Russie, qui présente la particularité d'être la seule division administrative européenne (à l'ouest de l'Oural) dont la population est majoritairement d'ethnie mongole originaire du Turkestan[réf. nécessaire] et de tradition bouddhiste. Les habitants de la Kalmoukie sont les Kalmouks.

Histoire et société
Portrait de Kalmouk par Ilia Répine (1871).

La population de la Kalmoukie est principalement constituée, sur le plan ethnique, de Kalmouks, c'est-à-dire les descendants de Mongols originaires du Turkestan , en Asie centrale, qui furent refoulés vers l'ouest par l'Empereur de Chine Qing Kangxi[réf. nécessaire]. Ils s'établirent alors dans la région du delta de la Volga aux alentours d'Astrakhan dans la fédération de Russie.

Au XVIIIe siècle, certains d'entre eux entreprirent un retour vers leurs territoires ancestraux. Le petit nombre qui atteignit la Chine est aujourd'hui appelé Oïrats (terme qui désigne l'alliance des Mongols occidentaux). Ceux qui restèrent dans la région de la mer Caspienne se désignèrent alors sous le nom de Kalmyks (littéralement « ceux qui sont restés »). Les Kalmouks, soumis aux Tsars puis au régime soviétique, se sont lentement sédentarisés tout en gardant leur culture et leur langue. Lénine était d’origine kalmouke par ses grands-parents paternels.

En 1943, Staline ordonne la déportation des Kalmouks vers la Sibérie, où la moitié d'entre eux périt. Les Kalmouks furent autorisés à regagner leur région en 1947.

Au début du XXe siècle, de nombreux Kalmouks engagés dans l'armée des Russes blancs ont dû fuir la Russie après la révolution bolchevique. Quelques dizaines de milliers d'entre eux ont aujourd'hui la nationalité française. Jean Djorkaeff, père de Youri Djorkaeff, est d'origine kalmouke. D'autres ont gagné les États-Unis. Enfin, une minorité kalmouke est musulmane.
Économie

La Kalmoukie est située dans la région de la basse Volga qui borde la mer Caspienne en Russie : sa population, encore fortement rurale (la population urbaine ne représente que 55,7 % de la population totale) vit principalement de l'élevage ovin, de la pêche et de la production de caviar. Les ressources naturelles du pays comprennent pétrole et gaz.
Géographie
Carte de la Kalmoukie.

Le pays, dont la superficie est de 74 731 km2, est dominé par la steppe. Le climat y est continental, avec une température moyenne qui varie de -7 °C en hiver à +30 °C en été. Les précipitations varient quant à elles en moyenne de 170 mm par an (à l'est) à 400 mm par an (à l'ouest).
Politique

De 1993 à 2010, avec plusieurs réélections et prolongations de son mandat, le président de la Kalmoukie est Kirsan Ilioumjinov, également président de la Fédération internationale des échecs (FIDE). Ce dernier affiche un visage libéral et a favorisé le renouveau des religions, en particulier du bouddhisme tibétain dans le pays. Plus d'une trentaine de temples bouddhistes étaient dénombrés en Kalmoukie au milieu des années 1990.

Depuis la mainmise sur le pouvoir par ce jeune milliardaire pro-occidental qui a décidé d'attirer coûte que coûte les investisseurs étrangers, la liberté de la presse en Kalmoukie est remise en question par de nombreux observateurs, notamment à la suite de l'assassinat de Larissa Youdina, rédactrice en chef du seul journal d'opposition, le Sovietskaïa Kalmykia Sevodnia, en juin 19981.

En octobre 2010, Kirsan Ilioumjinov est remplacé par Alexeï Orlov2.
Article connexe : Subdivisions de la République de Kalmoukie.
Langue
Article détaillé : kalmouk.
Arts et culture

C'est à Elista, capitale de la république, qu'eut lieu le match pour le championnat du monde d'échecs entre Veselin Topalov et Vladimir Kramnik. Il se déroula en 12 parties, du 21 septembre au 13 octobre 2006.

L'enseignement des échecs est aujourd'hui devenu obligatoire dans les écoles kalmoukes.

Avec le président Kirsan Ilioumjinov, ex-champion d'échecs, Okna Tsahan Zam est certainement le Kalmouk le plus connu à l'étranger. Il est poète et chanteur traditionnel.
Religion
Statue de Bouddha dans le centre d’Elista.

Une religion principale est pratiquée en Kalmoukie : le bouddhisme tibétain.

Il y a également une présence conséquente de la religion musulmane ainsi que de l'église orthodoxe russe.
Notes et références

↑ Articles à ce sujet dans le Nouvel Observateur [1] [archive], le Courrier international [2] [archive]& [3] [archive] et Regard sur l'Est [4] [archive]
↑ Article de l'agence [archive] de presse russe RIA Novosti

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

la Kalmoukie, sur Wikimedia Commons

(ru) Site officiel de la Kalmoukie
Kafka en Kalmoukie, Reportage paru dans Le Monde, 25 avril 2008.

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:24

Larissa Alekseïevna Youdina (en russe : Лариса Алексеевна Юдина), née le 22 octobre 1945 à Elista (Kalmoukie, Russie) et morte le 8 juin 1998, est une journaliste et éditrice du journal d'opposition Sovietskaïa Kalmykiïa Sevodnia (Kalmoukie soviétique aujourd'hui). Son corps présentait plusieurs coups de couteau et son crâne était fracturé quand il a été retrouvé.

Les membres du parti libéral Iabloko dont elle faisait partie, ainsi que les associations de défense des droits de l'homme soutiennent qu'il s'agit d'un assassinat politique. Peu avant son meurtre, elle avait publié des articles accusant de corruption le président de la Kalmoukie, Kirsan Ilioumjinov. Trois personnes furent condamnées pour cet assassinat en novembre 1999, mais l'identité du commanditaire reste inconnue.

Comme le journal qu'elle éditait était officiellement interdit à Elista, il était imprimé ailleurs et Larissa se chargeait personnellement de la distribution. C'est lors d'une de ces tournées qu'elle fut assassinée.

Les deux personnes ayant avoué le meurtre sont des anciens assistants de Kirsan Ilioumjinov, cependant aucune preuve de l'implication de ce dernier n'a pu être produite.
Liens externes

(en) Murder of Larisa Yudina: Chronicle of Events
(ru) Лариса Алексеевна Юдина sur peoples.ru
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:32

Une aristocratie (en grec : άριστοι : les meilleurs, et κράτος : pouvoir, autorité, gouvernement) est un régime politique dans lequel le pouvoir est officiellement détenu par une élite : caste ou classe, représentants élus ou cooptés, élite intellectuelle ou technocratique, voire philosophique... On désigne également par aristocratie les membres de cette élite, que ce soit les nobles, les notables ou les riches, une nomenklatura, des élus, ou tout autre forme d'élite visible ou cachée.

À partir de la Révolution le terme aristocratie a été employé à tort pour désigner la noblesse. Mais par cet emploi aristocratie a souvent perdu son sens plus général, surtout en français.

On peut également distinguer l'aristocratie de l'oligarchie, dans laquelle une minorité détient l'essentiel du pouvoir. L'oligarchie ne présuppose pas qu'il s'agit d'une élite (autoproclamée ou non) : il peut s'agir d'une sélection par l'argent par exemple ; et aristocratie ne présuppose pas une minorité bien définie. Les deux notions se recouvrent en grande partie mais peuvent ainsi être distinguées. Néanmoins la confusion se justifie aussi du fait que, par l’idéologie du pouvoir, les puissants sont préjugés former une élite (qui devient donc autoproclamée). Ainsi, les deux termes sont couramment employés indifféremment;

Parcours historique de la notion d'aristocratie

Souvent issue de la féodalité, l'aristocratie a souvent évolué vers la monarchie ou l'autocratie. Elle peut parfois se combiner avec une sorte de démocratie (exemple de la République de Venise avec un doge élu et aux pouvoirs limités ou de la Pologne dont le Roi était élu par la Noblesse — 10 % de la population — et dont les pouvoirs étaient dans la Diète).
Antiquité grecque

Aristocratie : du grec aristokratia (aristos, excellent, le meilleur, le plus brave et kratos, pouvoir). Par ce seul mot, c'est la conception d'un régime politique et d'une organisation sociale qui se dessine. L'exercice des responsabilités, la prise de décisions et l'impulsion donnée reviennent aux êtres d'excellence dans le domaine considéré. Pour la direction d'une nation, les qualités premières de ces aristocrates ont été définies dans le manifeste Révolution droitiste rédigé par Michel-Georges Micberth et François Richard : « […] une appréhension rapide et complète d’une situation, une capacité immédiate à prendre une décision, une connaissance très vaste des choses et des êtres, et une rigueur morale qui s’accommode parfaitement des jeux de l’imagination »

Ces honnêtes citoyens, comme le résumait Platon, s'imposent de fait comme les plus aptes à diriger la cité pour la mener vers de bénéfiques horizons. L'auteur des Dialogues rapporte dans l'un d'eux la réflexion de l'étranger, approuvé sans réserve par Socrate le jeune : « […] suppose de nouveau qu’un homme, dans son état de simple particulier, soit assez avisé pour donner des conseils au monarque de quelque pays, ne dirons-nous pas que le conseiller possède en propre le savoir que devrait avoir acquis celui qui exerce le pouvoir ? » La sélection des meilleurs est le propre du système aristocratique.

Comme une incarnation du conseiller avisé imaginé par l'étranger dans sa réflexion socratique, Aristote énonce au puissant Alexandre, dont il a été le précepteur, les qualités d'un régent d'empire : « Un tel homme doit être supérieur et parfait non seulement dans la vaillance et la justice et dans des vertus diverses mais encore par la puissance et par l’équipement militaire pour qu’il puisse contenir le peuple et le pousser à écouter la loi. »

Aristote indique donc à l'ambitieux roi de Macédoine la manière d'être et d'aborder la direction d'un empire pour que « dans les cités règnent toujours les bonnes mœurs et que les vices en soient bannis ». Même si l’aristocratisme prône davantage la collégialité dans l'exercice du pouvoir, les notions développées par le disciple de Platon font une part essentielle à la valeur fondamentale de l'individu.

Certes la légitimité conférée aux hommes responsables de la destinée d'un peuple est plus puissante par cette méthode de sélection, mais l'exercice du pouvoir est une source de bien plus de devoirs que de droits. La fonction de chef doit hanter à chaque instant celui qui l'a acceptée. Cette prise de responsabilités doit impliquer toute sa vie et ne peut se limiter à la simple parade que permettrait le prestige de la fonction. Être aristocrate, au sens premier, est aux antipodes de la facilité d'exister, du carpe diem vanté depuis l’Antiquité.
Antiquité carthaginoise : Des Berbères, peuple d'Afrique du Nord
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Antiquité romaine

Sous la monarchie et la République

L’évolution de l’aristocratie de la Rome antique peut être suivie sur une période de plus de mille ans. Sous sa forme la plus ancienne, de la fondation de Rome jusqu’au début de la République, les patriciens forment la classe aristocratique romaine. Se présentant comme les descendants des compagnons de Romulus, ils disposent seuls de pouvoirs sacrés, comme prendre les augures ou accéder aux sacerdoces. Membres du Sénat romain, puis seuls éligibles aux magistratures aux premiers siècles de la République romaine, ils monopolisent un pouvoir que leur disputent les plébéiens pendant le Ve siècle av. J.-C.

Les plébéiens obtiennent peu à peu l’égalité civique et religieuse, et les plus riches d’entre eux accèdent aux magistratures et au Sénat. Au IIIe siècle et au IIe siècle av. J.-C., l’aristocratie romaine n’est donc plus fondée uniquement sur l’ascendance, mais sur la richesse foncière (il faut une fortune d’au moins 400 000 sesterces pour être éligible aux premières magistratures) et le succès électoral (cursus honorum) qui ouvre l’admission au sénat. Les grandes familles, patriciennes ou plébéiennes, accèdent au consulat de génération en génération, constituant l’ordre sénatorial. Des recensements périodiques (tous les cinq ans) voient le renouvellement de cette aristocratie, par admission suite aux succès électoraux ou exclusions pour conduite dépravée ou crime.

Dans le même temps se constitue une autre classe, les chevaliers, enrichis par le commerce méditerranéen, l’activité bancaire, la sous-traitance par l’État romain de la collecte des impôts (publicains). Sans que cela leur soit interdit, les chevaliers accèdent rarement aux magistratures, à quelques brillantes exceptions près (Marius, Cicéron). Les ambitieux qui tentent d’imposer leur pouvoir à la fin de la République romaine au Ier siècle av. J.-C. vont favoriser les chevaliers contre les sénateurs conservateurs.

Sous l’Empire romain

À la fin du Ier siècle, Octave s’impose, et organise l’aristocratie romaine en deux niveaux : l’ordre sénatorial et l’ordre équestre de rang moindre, avec chacun leurs obligations et leurs prérogatives. Les recensements périodiques, menés maintenant par l’empereur, tiennent à jour et contrôlent l’effectif de ces deux ordres.

La conquête romaine chercha l’entente avec les élites locales des peuples ou des états qui passaient sous la domination ou le protectorat de Rome. L’ancienne aristocratie des provinces conquises demeura généralement donc en place : roitelets d’Orient, grands prêtres juifs, bouleutes des cités helléniques, chefs de tribus, etc. Une autre aristocratie se développa dans les provinces romaines, sur le modèle de la République romaine : les magistrats élus dans les municipes entraient à la fin de leur mandat annuel dans la Curie de leur cité, équivalent local du Sénat romain, d’où leur nom de décurion.

À l’apogée de l’Empire romain, l’aristocratie romaine forme la pyramide suivante :

au sommet l’ordre sénatorial, avec ses 900 sénateurs, de plus en plus d’origine provinciale ;
l’ordre équestre, estimé à environ 5 000 ou 6 000 membres ;
l’ordre décurional, estimé à environ 400 000 membres, italiens et provinciaux pour une population estimée entre 50 et 80 millions d’habitants, dont environ 4 à 5 millions de citoyens romains au Ier siècle.

Ces ordres ne sont pas fermés, il est possible de s’élever de l’un à l’autre, et pour un simple citoyen de rentrer dans un de ces ordres, pour peu qu’il en ait la fortune et l’ambition.

À la fin de l’empire, sous le Dominat, la différence entre sénateurs et chevaliers s'est effacé, tous font partie de l'aristocratie des Honestiores.
Haut Moyen Âge

Sous la Rome antique, le pouvoir avait une existence autonome, l’imperium qui se passait d'un magistrat à l'autre, puis d'un empereur à l'autre. Les individus fidèles à un pouvoir, soldats, administrateurs des provinces, prêtaient serment à ce pouvoir permanent dont le détenteur n'était qu'un dépositaire provisoire.

Cette continuité est mise en cause au Moyen Âge, puisque les guerriers prêtent serment à une personne, leur roi. Si celui-ci disparaît, le serment est caduc ; ce qui est à l'origine d'une instabilité du pouvoir.

Contrairement à une idéologie qui laisserait croire une unité tribale, les peuples germaniques sont au départ des Grandes invasions du Ve siècle une confédération de tribus mêlées qui se choisissent un chef de colonne. Lors de leur sédentarisation, ils sont amenés à légiférer pour que la cohésion sociale entre peuples des territoires et armée de combattants puisse se réaliser. Entre les guerriers et le roi se forme une aristocratie dominante dont les titres sont variables selon les peuples (exemple : dux et gastalds pour les Lombards). Cette caste intermédiaire en formation, regroupée autour du chef de peuple et fédéré à l'Empire romain d'Occident par son titre de dux, grade militaire dans l'administration romaine lui donnant des fonctions de gouverneur provincial tant que l'Empire existe, constitue l'embryon de la noblesse médiévale, les vassaux étant liés par l'hommage.

Les titres nobiliaires transitent ensuite par leur signification, de rex, dux et autres (Graf, jarls, khans, seigneurs de la guerre) vers les acceptions médiévales des rois, ducs, comtes et marquis et la mise en place de leur hérédité.

La République russe (russe : Россiйская республика) était le nom porté par la Russie, entre la chute de l'Empire russe et la proclamation de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, c'est-à-dire entre le 27 septembre (14 septembre) 1917 et le 21 novembre (8 novembre) 1917.

Cette entité éphémère fut dirigée par un gouvernement provisoire installé à Pétrograd depuis l'abdication de Nicolas II (29 mars (16 mars) 1917), et dirigé successivement par le prince Gueorgui Lvov puis par Aleksandr Kerenski. Cette république, unitaire, fut renversée par la révolution d'Octobre, qui instaura la République socialiste fédérative soviétique de Russie.

Douma d'État de l'Empire russe
Conseil de la République russe (en)
Congrès des Soviets
Gouvernement provisoire
Directoire (en)

Territoires autonomes

Comité spécial de Transcaucasie
République populaire ukrainienne
Gouvernement autonome d'Estonie
Grand-duché de Finlande

Territoires occupés
Article détaillé : Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten.

Royaume de Pologne
Lithuanie
Courlande

Territoires indépendants

Émirat de Boukhara
Khanat de Khiva
État de Bouriatie-Mongolie (en)

Références

↑ Nicolas Werth, Histoire de l'Union soviétique. De l'Empire russe à la Communauté des États indépendants (1900-1991), Paris, PUF, 2001, p. 113-114.
↑ Anton Dénikine, La Décomposition de l'armée et du pouvoir - février-septembre 1917, Paris, J. Povolozky & Cie, 1922, p. 316.



En France
Ancien Régime

La noblesse de la société d'Ancien Régime prolonge le régime féodal et lui ajoute des rites nouveaux, notamment les arts de cour, qui sacralisent la différence avec le tiers état.

Sous l'Ancien Régime, on ne parle pas d'« aristocrate » qui est un anglicisme révolutionnaire. On ne parle que de noblesse et de gentilhomme (homme noble par son sang comme par sa vie). Elle constitue, avec le souverain et le clergé, la classe des propriétaires décrite par le physiocrate François Quesnay dans le Tableau économique (1758-1759). Elle joue un rôle économique important en faisant les avances (semences, charrues, granges) qui permettent aux laboureurs de faire naître les richesses.
Depuis la Révolution française

La République, elle, met les droits au fronton de sa Déclaration, et ne peut intégrer cette conception de la politique. Les doctrinaires se chargent alors de malmener le terme d'aristocrate, jusqu'à la perversion du sens originel.

Une lecture restrictive (et récupératrice) de Montesquieu, dans son ouvrage De l'esprit des lois publié en 1748, pouvait ouvrir la voie au rapprochement sémantique aristocrate-noble. Au livre III chapitre IV intitulé « Du principe de l’aristocratie », il juge ainsi ce type d'organisation politique : « Le gouvernement aristocratique a, par lui-même, une certaine force que la démocratie n’a pas. Les nobles y forment un corps qui, par sa prérogative et pour son intérêt particulier, réprime le peuple […]. »

En réalité, l'auteur des Lettres persanes décrit ici une déviance possible comme pour tout système politique. Il revient bien vite dans ce même chapitre au principe essentiel autour duquel les pouvoirs aristocratiques doivent se construire : « La modération est donc l’âme de ces gouvernements. J’entends celle qui est fondée sur la vertu, non pas celle qui vient d’une lâcheté et d’une paresse de l’âme. »

Un peu plus de quarante ans avant l'éclatement révolutionnaire, Montesquieu rejoint encore, dans une ultime fidélité au sens antique, la définition donnée par Aristote de l'aristocratie : « […] gouvernement d’un petit nombre d’hommes […] soit parce que l’autorité est entre les mains des plus gens de bien, soit parce qu’ils en usent pour le plus grand bien de l’État et de tous les membres de la société. »

Le galvaudage du vocable aristocrate se diffuse et se systématise à la fin du XVIIIe siècle. Il consiste à désigner, comme le fait Beaumarchais dans une perspective péjorative, les partisans de la noblesse, puis, lors des actions révolutionnaires, les adeptes de l'ancien régime. Ainsi un modeste savetier de Valréas, nostalgique de la royauté, est-il traité d'aristo, alors que les frères Lameth, nobles de souche, mais élus députés de gauche à l'Assemblée constituante, sont choyés comme citoyens exemplaires.

La confusion des termes et l'approximation des concepts, portées par l'élan d'un renouveau idéologique, déterminent les « patriotes » dans l'assimilation progressive de l'aristocratie à la noblesse héréditaire. Dans la nuit du 4 août 1789 la noblesse est abolie et le mot noble est tout naturellement remplacé par aristocrate. Dix jours plus tard, le ton de la confusion est donné avec un libelle intitulé La découverte du complot des aristocrates. Dans le même registre, les citoyens entonnent le refrain de Ça ira, « Les aristocrates à la lanterne ! » comme pour exorciser La Grande peur de l'été 1789.

En fait, l'abolition des privilèges la nuit du 4 août 1789 conduit à distinguer le « patriote » qui respecte cette abolition, et l'« aristocrate » qui continue à revendiquer des privilèges. Dans ce sens, l'aristocrate peut être non seulement un noble, mais aussi une corporation, une ville revendiquant des droits particuliers, l'Église avec le refus de la suppression du droit d'asile, etc. Les particuliers et les collectivités qui refusent l'application des nouvelles lois sont donc des aristocrates, alors que les nobles qui les respectent sont des patriotes.

Cette déviance linguistique se confirmera au XIXe siècle. L'aristocrate est distingué alors par : un titre, une particule nobiliaire, des terres et son éducation. Au bout du compte, la méthode de qualification retenue est à l'exact opposé de celle en cours dans l'antiquité : on ne jauge plus la valeur intrinsèque de l'homme, on soupèse ses oripeaux.
Voir aussi

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aristocratie, sur le Wiktionnaire Aristocratie, sur Wikiquote

Bibliographie

Paul Bénichou, Morales du Grand Siècle, Paris, Gallimard, 1948, 313 p. (œuvre rééditée plusieurs fois).
Loïc Decrauze, L'Aristocratie libertaire chez Léautaud et Micberth, Lorisse, 1996.
Micberth, Révolution droitiste, manifeste. Éd. Jupilles, 1980.
Vilfredo Pareto Les étapes de la pensée sociologique, Paris, Gallimard, 1967 (nuova edizione 1983)
Vladimir Volkoff, Pourquoi je serais plutôt aristocrate, Éditions du Rocher, Monaco, 2004, 150 p. (ISBN 2-268-05078-5)
Étienne de Planchard de Cussac, L'Aristocratie sudiste, Michel Houdiart éditeur, 2009.

Articles connexes

Oligarchie, élite
Antonyme : la cacocratie

Liens externes

(fr) L'État et les aristocraties en France, en Angleterre, et en Écosse du XIIe-XVIIe siècle par Philippe Contamine.

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Monarchie et titres de noblesse
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:35

Le terme cacocratie incarne, à l'inverse de l'aristocratie, le pouvoir des plus mauvais ou tout simplement un mauvais gouvernement. Il est employé comme image plutôt que comme titre officiel, étant donné sa connotation péjorative; son utilisation est donc très subjective. Il peut également signifier le pouvoir du mal.

Il provient du grec ancien kakos (κακος), mauvais et mal (comme dans cacophonie), et kratos (κρατος), pouvoir.

Le soutien à la cacocratie peut être une forme de « politique du pire ». Pour des extrémistes de droite ou de gauche, porter au pouvoir les candidats les plus mauvais, peut être un moyen de provoquer un contrecoup révolutionnaire qui permettra de renverser le système. Par exemple, en France, pendant la période révolutionnaire, on a soupçonné et même accusé certains muscadins, hébertistes et autres « exagérés » comme Berthold Proly d’avoir souhaité le plus mauvais gouvernement possible de façon à favoriser la restauration de la monarchie.
Stupidocratie
Article détaillé : Stupidocratie.

Un régime politique peut être à la fois une stupidocratie et une cacocratie quand le pouvoir est aux mains de gens bêtes et méchants. Des gens bêtes mais pas méchants aux manettes d’une stupidocratie seront certainement mauvais, ce qui en fera quand même une cacocratie. Inversement, une cacocratie peut être aux mains de gens méchants, mais pas bêtes, ce qui peut lui assurer une certaine longévité.

ierre-Jean Berthold de Proli, né le 18 décembre 1750 à Bruxelles et guillotiné à Paris le 5 germinal an II, est un homme politique belge venu en France sous Louis XVI et qui participa activement aux événements de la Révolution française.

Né à Bruxelles et baptisé le lendemain sous le nom de Proli (avec un « i »1) en l’église de la paroisse du Finistère, il était le fils du comte Balthazar Proli, conseiller et receveur-général des domaines et finances de l’Impératrice Marie-Thérèse aux Pays-Bas, directeur à Anvers d’une importante maison de banque. La chronique scandaleuse disait l’enfant fils naturel du prince de Kaunitz, le « cocher du carrosse européen » qui, alors qu’il était gouverneur des Pays-Bas, aurait eu des « bontés » pour la comtesse Proli née Marie-Anne Cloots2.

Commerce maritime et spéculation boursière

Le jeune homme fit de bonnes études à Paris puis il se rendit à Nantes où il étudia le haut commerce. Puis il voyagea. Il séjourna deux ans aux Indes où il fonda la Compagnie de commerce de la mer rouge dont les navires arboraient le pavillon sarde, avec Nice pour port d’attache. il affréta des navires pour le compte de Jean-Joseph de Laborde avec la famille duquel il resta en relation d’affaires et de société. Ayant fait fortune, il revint à Paris où il s’installa définitivement en septembre 1782. Il avait le titre d’auditeur à la Chambre des comptes de Bruxelles mais il continua de s’occuper d’affaires commerciales et industrielles « pour le trafic de la Mer Rouge et des Indes ». Il participa aux grandes spéculations des années prérévolutionnaires, notamment avec l’abbé d’Espagnac, le baron de Batz et les initiés de l’entourage du Contrôleur des finances Calonne. Ils furent tous partie prenante dans la grosse spéculation sur les actions de la Nouvelle Compagnie des Indes qu’ils rachetèrent en masse à la faveur d’un mouvement baissier qui fut suivi d’une hausse rapide. Joueur le comte Proly se ruina en peu d’années, et en 1789, il vivait des débris de sa grande fortune, d’assez beaux restes toutefois.
Un révolutionnaire esthète et raffiné

Il était un esthète, raffiné et cultivé, passionné par la peinture classique dont il fit le commerce avec son ami Laborde de Méréville. Introduit dans la société du duc d’Orléans, il se lia particulièrement avec le comte Goury de Champgrand, ami personnel de d’Orléans, qui occupait avec sa fille3 deux vastes appartement situés au-dessus des arcades du Palais Royal. Il vint habiter chez eux. Le Palais-Royal fut, en vérité, son quartier général. Il fréquentait non seulement le salon de jeu de Champgrand mais également le « club des Étrangers » de la rue du Mail que dirigeaient ses amis Hyppolite Sanguin de Livry et Boniface de Castellane. En 1792, on le voyait toujours errer d’une maison à l’autre, que ce soit chez Pelletier-Descarrières où venaient, en 1792 et 1793, les Exagérés de la Commune et les membres de la Bande noire, ou au contraire chez Mme de Sainte-Amaranthe où se pressait une clientèle que l’exécution de Louis XVI devait disperser.

Depuis le début de la Révolution, Proly rédigeait avec son ami Jacques Marie Joseph Régnier, ancien commissaire à la cour des aides, un journal intitulé le Cosmopolite4 qui lui assura une réputation de patriotisme. Y était associé l’ami d’enfance de Proly, le citoyen Nicolas-Joseph Joachin de Busscher de l’Epinoy, un « galopin diplomatique » qui passa en jugement en 1794 pour espionnage au profit de l’Autriche5. Dans la petite cour de Proly, on remarquait un certain Porteau « brave garçon que, disait-il, j’aime autant que mes maîtresses autrefois ». Il semble avoir eu un attirance, comme son cousin Anacharsis Cloots, pour les hommes6. Quand il n’était pas chez Champgrand, Proly logeait rue Vivienne chez Richer de Sérisy, autre ami journaliste, un muscadin dont l’homosexualité était notoire, puis il vécut rue des Filles-Saint-Thomas, n° 20, chez François Desfieux dont on ne connaît pas de relations féminines. En revanche, dans ses lettres, celui-ci ne cache pas son affection pour Proly (« Je te salue et t’embrasse bien sincèrement, ton frère et ton ami… »). Quand les choses allèrent très mal en nivôse et pluviôse an II, Proly dut provisoirement son salut à Hérault de Séchelles dans une maison de qui il logea, rue du Bouloi. Les uns et les autres se voyaient chez une ancienne danseuse, Mme de Cheminot, née Edme Coupée Dumanoir ex-Mlle Coupée, qui eut un salon intéressant rue Neuve des Mathurins, dont on disait qu’il n’était « meublé que d’hommes »7. Lorsque cette dame qui avait émigré à Genève, et était revenue – prétendument pour accomplir une mission secrète en Suisse à elle confiée par Proly –, elle se retrouva inscrite sur la liste des émigrés. On sut que son passeport avait été obtenu grâce à ses amis Cloots et Proly, avec l’aide de Claude Basire du Comité de sûreté générale et de Lhuillier du Département, qui cherchaient maintenant tous à la radier des listes d’émigration8. Or tout était irrégulier et le citoyen Dufourny dénonça des pressions, révélant par la même occasion que des passe-droits étaient soutirés contre argent à l’administration.
Les Exagérés en mission à l’étranger

À la demande de Beurnonville, ministre de la guerre, Proly se fit donner par le ministre Lebrun-Tondu la mission secrète de se rendre aux Pays-Bas pour « surveiller » la conduite de Dumouriez, sur la fidélité duquel les Jacobins commençaient à concevoir des soupçons. son rôle en fait est assez mal défini et on en connaît que ce que Proly lui-même en a dit après la défection de Dumouriez9 À son retour, Proly et ses deux collègues remirent le procès-verbal de ses opérations au ministre Lebrun, qui les avait envoyés. Lu le 1er avril 1795 à la tribune de la Convention nationale, ce procès-verbal fut bientôt communiqué à la société des Jacobins. Le général transfuge fut dénoncé, à leur tribune, comme traître à la patrie.
La montée en puissance des Exagérés

Avec Desfieux, Proly s’impliqua dans le mouvement Exagéré. Il disposait de fonds très importants confiés à lui par des banquiers français et étrangers, et ne tarda pas à être élu membre du comité central qui prépara – sur plusieurs semaines – les émeutes des 31 mai et 2 juin 1793. Il fut de ceux qui tirèrent gloire d’être à l’origine de l’arrestation de vingt-neuf députés girondins et de deux ministres.

Le 4 septembre 1793, sur la proposition de Georges-Jacques Danton, la Convention décrétait que les assemblées des sections parisiennes qui se tenaient tous les jours, ne pourraient plus que se tenir deux fois la semaine, le jeudi et le dimanche, afin de diminuer une agitation endémique qui laissait présager un mouvement populaire contre la Convention.

Proly et Desfieux avaient trouvé le moyen de tourner ce décret en constituant dans les sections des clubs locaux, véritables sociétés populaires qui tenaient séance dans la salle réservée aux assemblées des sections, les jours où ces assemblées étaient interdites. Bientôt, pour accentuer le noyautage, ils fédérèrent les clubs des sections dans un Comité central dont ils eurent la direction. Ce comité devenait une force qui s’opposait sourdement aux autorités constituées de Paris, et surtout l’administration du Département. Dufourny qui entendait contrôler le Département de Paris qu’il présidait, fit arrêter Proly au début d’octobre 1793. Mais celui-ci, se plaignit et fut relâché sur intervention de Hérault de Séchelles qui, comme Bertrand Barère, sapait discrètement l’autorité de Robespierre et protégeait régulièrement, sous le masque d’un patriotisme exigeant, les initiatives des Exagérés, mouvement auquel ils appartenaient eux-mêmes. À nouveau décrété d’arrestation le 27 brumaire, Proly dut se cacher. De la maison de Mme de Gougenot, épouse d’un directeur de la Compagnie des Indes et ancienne femme de chambre de Marie-Antoinette, à Ménilmontant où il avait trouvé abri, il se rendit dans celle d’Hérault de Séchelles dont la situation personnelles n’était pas bonne.

Pendant qu’il se cachait, on arrêta son domestique et secrétaire François Bompard10, ce qui permit de mettre la main sur pratiquement tous les papiers de Proly.

Resté fidèle au mouvement exagéré dont Hébert était la figure la plus « visible » mais non la plus influente, Proly entra ouvertement dans la ligne de mire de Robespierre qui, à l’occasion de la révélation de l’affaire du décret liquidant la Compagnie des Indes, prit la mesure d’une « conspiration » dont il ne distinguait pas très bien les contours et identifiait encore moins les vrais instigateurs. L’implication de plusieurs Montagnards en vue, tous membres du premier Comité de sûreté générale - François Chabot, Joseph Delaunay, Claude Basire et Charles-Nicolas Osselin notamment - et la campagne de diffamation lancée contre eux par Jacques-René Hébert, lui donnèrent la mesure de la gravité de la situation. Il y allait de l’honneur de la convention tout entière. Il s’en prit d’abord à ceux dont on parlait le plus, parmi lesquels Proly contre qui on pouvait articuler assez facilement une accusation d’espionnage à la solde de Léopold pour le compte de l’Autriche.
Procès biaisé

Dans une accusation figurant dans les papiers manuscrits soi-disant trouvés chez Robespierre11, on remarque une pièce qui était en effet susceptible d’inquiéter l’Incorruptible : « Comment se fait-il que Proly, étranger et fils de la maîtresse du prince de Kaunitz, par conséquent très fort dans le cas d’être soupçonné le bâtard et le pensionnaire de ce prince autrichien, se soit donné, à Paris, comme un patriote à trente-six karats (sic), et qu’il n’ait pu jusqu’ici passer, malgré son adresse, que pour un intrigant ? Comment se fait-il que Proly, qui n’est rien, qui ne doit se mêler de rien, soit fourré dans toutes les affaires ? Comment se fait-il que Proly et Desfieux, et leur cabale, sachent tous les secrets du gouvernement quinze jours avant la convention nationale ; qu’ils connaissent les promotions futures, et qu’à point nommé ils aient des nouvelles fraîches et ostensibles sur toutes les affaires, et des nouvelles secrètes, qu’on devine à leur allure, et d’après lesquelles ils se conduisent ? Comment se fait-il que Desfieux et Proly, étant de grands patriotes, soient les inséparables des banquiers étrangers les plus dangereux, tels que Walquiers, de Bruxelles12, agent de l’empereur tels que Simon, de Bruxelles13, agent de l’empereur ; tels que Grenus, de Genève, grand inséparable de Proly… ; tels que Greffus14 et Mons, autres agens15 de l’empereur. ». Il le signala comme un intrigant dangereux en rapport avec la cour de Vienne, le fit arrêter deux fois, et relâcher.

Malgré les efforts de Barère pour lui éviter le pire sans trop se compromettre lui-même, l’ex-comte Berthold Proly fut impliqué dans la conspiration des Exagérés avec Hébert et Chaumette. Arrêté au Vautherland (Wauxhall de la rue de Bondy ?) alors qu’il errait dans Paris, il fut aussitôt incarcéré. Traduit devant le Tribunal révolutionnaire, il réclama des témoins à décharge (Jean Bon Saint-André, Bentabole, Jay de Sainte-Foix et de Girardin)16. Trop de preuves l’accablaient. Fouquier-Tinville qui agissait sur ordre des comités réunis, n’écouta que les témoins à charge (Sambat et Mme Violette, Moenne et surtout Dufourny), et il fut condamné à mort et exécuté au terme d’un procès très biaisé.
Notes

↑ Observation pertinente du colonel Herlaut dans sa biographie de Dubuisson. Il n’empêche, l’intéressé a constamment signé « Proly », nom sous lequel ses contemporains l’ont connu.
↑ Il était donc cousin de Anacharsis Cloots, l’Orateur du genre humain, avec lequel il fut exécuté.
↑ Future, Mme de Rohan Rochefort, puis comtesse de Saint-Simon puis baronne de Bawr, nom sous lequel elle écrivit des Mémoires.
↑ Imprimé chez Janson, Cloître Saint-Merry, à partir de décembre 1791.
↑ Né à Bruxelles vers 1734, demeurant maon Égalité, n°18. Arrêté le 4 frimaire.
↑ Jusque récemment l’historiographie française a un gros problème avec l’homosexualité, ce qui devient d’ailleurs assez comique quand on aborde le cas de personnages comme Cambacérès.
↑ Olivier Blanc, « La Ville-l’Evêque et ses abords », in Autour de la Madeleine, ouvrage collectif publié par l’action artistique de la Ville de Paris, Paris, 2005, p. 102.
↑ voir AN, W145 p. 241; AN, Minutier acte Proly/Cheminot, Duclos-Dufresnoy, le 23/8/1793; BHVP, Ms.762; Alexandre Tuetey, Répertoire, volumes X et XI.
↑ Officiellement, Proly avait aussi été envoyé, avec Ulric Dubuisson et Jacob Péreyra, pour faire tomber la banque d’Angleterre, vaste programme qui n’eut évidemment pas le moindre commencement d’exécution.
↑ Fils d’un employé de la Cie des Indes né en 1757 à Lorient, marchand de tableaux pour le compte de Proly. Sa maîtresse Catherine-Victoire Olivier fut arrêtée avec lui. Leurs interrogatoires levèrent tous les points d’ombre sur la conduite de Proly.
↑ I, 75-78.
↑ Édouard de Walquiers.
↑ Célèbres industriels de Bruxelles qui épousèrent respectivement Melle Candeille et Melle Lange.
↑ Alias « Greffulhe ».
↑ Orthographe d’époque.
↑ AN, W136, II, p. 58.

Source

Alexandre Tuetey, Répertoire des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la Révolution, volume X et surtout XI.
Étienne de Jouy, Biographie nouvelle des contemporains, t. 17, Paris, Librairie historique, 1824, p. 130-1.

Bibliographie

Albert Mathiez, La Révolution et les étrangers, p. 98-106.

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 14 Sep à 10:35

Les Siths de la république, Les jedis de la Raison et Y'becca, devant l'ampleur du phénoméne de Discorde, nous nous rendîmes compte que nous ne pouvions ne plus concentrer sur un objectif et transmettre nos convergences sur le savoir du Secourisme. Qui sommes nous ? Nous répondrons Personne ! Inclus dans les écrits d'une traversée du désert, nous sommes devenus des scorpions enclin à survivre dans une gigantesque toile d'araignée dite Les lois naturelles sont les « lois de la nature », soient telles que des démarches scientifiques (en particulier inspirées par le principe de causalité) s'efforcent de les révéler et décrire, notamment dans leur régularité et universalité, soient telles qu'elles s'imposent à tout homme qui ne pourrait s'y soustraire dans aucune de ses actions ou décisions, particulièrement dans l'ordre du politique. Il s'agit ainsi d'un concept de la philosophie politique bien que la notion de « loi de la nature » soit utilisé dans l'épistémologie des sciences classiques, remise en cause au XXe siècle. Certains se sont réfugié dans l'état, l'imaginaire, la médecine et autres ! L’orgueil n'est pas une valeur, l'opinion est un murmure sombre ou clair... Et nos diversités se sont fracturés et pourtant, il demeure ce chant auquel nous ne parvenons à mettre une origine, un lieu ou un sens ! Celle de notre histoire, il en demeura que l'esprit de philosophie laïque et d'une harmonie spirituelle commune se révélera au sens des mots, du vent et du temps: Le principe d’isonomie au delà de la mesure visible et invisible... Le Sacrifice, la volonté, l'éducation, le partage, la dignité et l'honneur sont les valeurs même de ceux qui se laisse envahir par l'empreinte du savoir, de la parole et du silence...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Processus de Paix des secouristes de la république de l'Olivier.

Je crois qu'à l'avenir, plus personne ne pourra recréer des bulles d'exclusions...
Pour cela, je ne peux me permettre de mettre à l'écart tout individu(e) et "État".

Je ne suis qu'une femme ou un homme humble qui en vous adressant ces ces vers,
espère qu'il puisse vous conduire vers l'expérience, le travail et la communauté...
La solitude augmente ou diminue le nervosité... Cela s'appelle le malheur...

Alors par décision, on recherche à se tranquilliser et remettre la balance sur le zéro;
alors par construction, on décèle la notion d'une fragile tolérance:
Celle d'insulter !

Par Yahvé, cela est une horreur et une erreur...

La République de l'Olivier dit :
"Oui à la gréve, Non à l'Esclavage..."
la constitution rajoute :
"Oui à la Bibliothèque et Non à la Faim."
et le peuple doit rajouter :
"Oui à l'écoute et Non aux viols physiques et moraux."

Alors le Novice du Secourisme prends en charge sa nouvelle fonction autre qu'un service
militaire mais basé aussi sur la protection du Bien et du Corps.

"Je suis Y'becca"

Ecrit de
TAY
La chouette effraie.
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Ven 23 Sep à 9:40

23 Σεπτεμβρίου 2016

Όπως κάθε χρόνο έτσι και φέτος σας περιμένουμε όλους στη Βραδιά του Ερευνητή, στις 30 Σεπτεμβρίου, για να ανακαλύψετε τι μπορεί να κάνει η επιστήμη και η έρευνα για ένα καλύτερο μέλλον.

H Βραδιά του Ερευνητή, η μεγαλύτερη γιορτή για την επιστήμη και την έρευνα που διοργανώνεται κάθε χρόνο σε περισσότερες από 300 πόλεις σε όλη την Ευρώπη, κλείνει φέτος τα 11 της χρόνια. Στην Ελλάδα διοργανώνονται εκδηλώσεις σε δέκα πόλεις από δύο επιστημονικές κοινοπραξίες:

Η κοινοπραξία RENA οργανώνει βραδιές στις πόλεις: Αθήνα (ΕΚΕΦΕ Δημόκριτος) – Κόρινθος – Πύλος – Ξάνθη – Ηράκλειο (Θαλασσόκοσμος)
Η κοινοπραξία IRENE οργανώνει βραδιές στις πόλεις: Αθήνα (ΕΜΠ) – Θεσσαλονίκη – Λάρισα – Πάτρα – Ηράκλειο (ΙΤΕ) – Ρέθυμνο (ΙΤΕ)

Μέσα από παρουσιάσεις, πειράματα, δρώμενα ειδικά σχεδιασμένα για μαθητές, εργαστήρια για εκπαιδευτικούς, διαγωνισμούς και ποικίλες πρωτότυπες εκδηλώσεις, η έρευνα ανοίγει τις πόρτες της στον χώρο της εκπαίδευσης αλλά και στο ευρύτερο κοινό, δίνοντας του την ευκαιρία μιας άμεσης προσέγγισης με τους ανθρώπους της επιστήμης.

Πριν την κεντρική εκδήλωση, έξι μικρότερες εκδηλώσεις θα προηγηθούν για την καλύτερη γνωριμία του κοινού με τους στόχους και τους επιστημονικούς φορείς της διοργάνωσης: το ΕΚΕΦΕ «Δημόκριτος», το Εθνικό Αστεροσκοπείο Αθηνών, το Ερευνητικό Κέντρο «Αθηνά», το Εθνικό Ίδρυμα Ερευνών, το Ινστιτούτο Παστέρ και το ΕΛΚΕΘΕ στην Ανάβυσσο!

Συγκεκριμένα στην Αθήνα στο ΕΚΕΦΕ Δημόκριτος (Αγία Παρασκευή), στην Αίθουσα Θέμις Παραδέλλης (Κτήριο 6) 1ος όροφος, από τις έξι το απόγευμα μέχρι τα μεσάνυχτα, το κοινό θα έχει την ευκαιρία να γνωρίσει από κοντά τους ερευνητές, να ενημερωθεί για το ερευνητικό έργο τους, να πάρει μία γεύση από την καθημερινότητά τους και να χαρεί τη μαγεία των επιστημών. Το παρών θα δώσει και φέτος ο Ευρωπαϊκός Οργανισμός Διαστήματος, ESA, με μια ποικιλία δράσεων και παρουσιάσεων. Πληροφορίες ΕΔΩ.

Στον καταπράσινο εξωτερικό χώρο του Δημόκριτου, ανάμεσα στα δέντρα, αλλά και σε κατάλληλα διαμορφωμένες αίθουσες, θα έχουν στηθεί πειραματικές επιδείξεις και διαδραστικά παιχνίδια από τα μεγαλύτερα ερευνητικά κέντρα και φορείς της χώρας για μικρούς και μεγάλους

Μέσα από παρουσιάσεις, πειράματα, συζητήσεις, προβολές, παιχνίδια, ειδικά σχεδιασμένα για το ευρύ κοινό, παιδιά και γονείς έρχονται σε επαφή με τον άγνωστο κόσμο του ερευνητή, τον τρόπο δουλειάς του και τους χώρους που κινείται.

Ποιος είναι ο Ευρωπαϊκός Οργανισμός Διαστήματος;

Η Δρ. Γεωργία Δοξάνη, ειδική σε θέματα τηλεπισκόπησης και ερευνήτρια στο Επίγειο Τμήμα Λειτουργίας των Αποστολών στον τομέα προγραμμάτων Παρατήρησης της Γης στο ESRIN, ESA, θα παρουσιάσει στο κοινό τον Οργανισμό και τις δραστηριότητες του.

Η ομιλία θα πραγματοποιηθεί στο κεντρικό αμφιθέατρο με τίτλο: «Ο Ευρωπαϊκός Οργανισμός Διαστήματος: Επιτεύγματα και Προοπτικές».
Μαθαίνοντας για την παρατήρηση της Γης

Ο δικός μας πλανήτης

Ο πλανήτης μας, η Γη, είναι μοναδικός στο ηλιακό μας σύστημα, καθώς σφύζει από ζωή και είναι γεμάτος θαυμάσια τοπία. Είναι άλλωστε και το δικό μας σπίτι. Παρατηρώντας τον με μια διαφορετική ματιά, μέσα από μια πληθώρα δορυφόρων μπορούμε να τον προστατεύσουμε, να βοηθήσουμε στη τη διατήρηση της μοναδικότητας του αλλά και να διευκολύνουμε πολλές καθημερινές μας δραστηριότητες. Μέσα από το παιχνίδι με τις εικόνες της Γης από το διάστημα, θα ανακαλύψετε παρέα με τους ερευνητές μας, τη σημασία παρατήρησης της Γης από τους διάφορους δορυφόρους.

Ταξίδι στον Κόκκινο Πλανήτη

Επίσης,στο φετινό μας ταξίδι θα πατήσουμε στον Άρη, ακολουθώντας την φιλόδοξη αποστολή ExoMars, η οποία θα εξερευνήσει την ύπαρξη ζωής στον κόκκινο πλανήτη.

Το κοινό μέσα στην Αίθουσα παρακολουθεί τις παρουσιάσεις της ESA

Μαγειρεύοντας έναν ... κομήτη

Έπειτα οι μικροί μας φίλοι θα γίνουν για λίγο διαστημικοί μάγειρες, μαγειρεύοντας με απλά υλικά έναν κομήτη, ενώ παράλληλα θα ακούσουν την συναρπαστική ιστορία της Rosetta και των κατορθωμάτων αυτής και του μικρού ρομπότ που προσεδαφίστηκε στον κομήτη 67P, Philae.

Μία βόλτα στον Διαστημικό Σταθμό

Θα πάμε, επίσης, μια βόλτα από το διαστημικό σταθμό, για να παρατηρήσουμε την έρευνα και την ζωή των αστροναυτών εκεί και θα γνωρίσουμε πώς δουλεύουν οι αστροναύτες σε συνθήκες έλλειψης βαρύτητας τόσο μακριά από το σπίτι μας, τη Γη.

Το πρόγραμμα της εκδήλωσης έχει ως ακολούθως:

17:30-18:00 "Ο Διεθνής Διαστημικός Σταθμός και η ζωή των αστροναυτών στο διάστημα" βίντεο (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

18:15-18:45 "Η Γη από το διάστημα" Διαδραστικό παιχνίδι (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

19:00-19:20 "ExoMars - Προς Αναζήτηση Ζωής στον Κόκκινο Πλανήτη" παρουσίαση (διάρκεια 20min)

19:30-19:50 "Μαγειρεύοντας έναν κομήτη" παρουσίαση/εργαστήριο (διάρκεια 20min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

20:00-20:20 "Μαγειρεύοντας έναν κομήτη" παρουσίαση/εργαστήριο (διάρκεια 20min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

20:30-20:50 "ExoMars - Προς Αναζήτηση Ζωής στον Κόκκινο Πλανήτη" παρουσίαση (διάρκεια 20min)

21:00-21:30 "Η Γη από το διάστημα" Διαδραστικό παιχνίδι (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

21:45-22:15 "Ο Διεθνής Διαστημικός Σταθμός και η ζωή των αστροναυτών στο διάστημα" βίντεο (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

22:30-23:00 "Ο Διεθνής Διαστημικός Σταθμός και η ζωή των αστροναυτών στο διάστημα" βίντεο (διάρκεια 30min)
(ΑΠΑΙΤΕΙΤΑΙ ΠΡΟΚΡΑΤΗΣΗ)

*μπορεί να γίνουν μικρές αλλαγές στο πρόγραμμα. Μπορείτε να ενημερώνεστε απευθείας από την ιστοσελίδα των διοργανωτών.

** Για τις προκρατήσεις και οποιαδήποτε άλλες πληροφορίες, μπορείτε να απευθυνθείτε στο τμήμα Οργάνωσης και Παραγωγικότητας του ΕΚΕΦΕ «ΔΗΜΟΚΡΙΤΟΣ» , e-mail : communications@central.demokritos.gr, τηλ. 210-650 3079, 210-650 3015, 210-650 3002.

Σας περιμένουμε όλους για μια υπέροχη Βραδιά του Ερευνητή, γεμάτη εκπληκτικές εικόνες, συναρπαστικές περιγραφές και πολλή διαστημική επιστήμη!

Ακολουθήστε μας στο Twitter @ESA_Hellas για όλες τις τελευταίες ενημερώσεις στο πρόγραμμα αλλά και εξελίξεις ζωντανά κατά τη διάρκεια της Βραδιάς. Μπορείτε κι εσείς να συμμετέχετε κάνοντας tweet στο hashtag #rengreece.

Σημείωση: Οι πολίτες με τις οικογένειες και τα παιδιά τους θα μπορούν να επισκέπονται μεμονωμένα το ΕΚΕΦΕ «ΔΗΜΟΚΡΙΤΟΣ» στις 30 Σεπτεμβρίου από τις 18.00 έως τα μεσάνυχτα. Απαραίτητη προϋπόθεση είναι να κάνουν εγγραφή μέσω της φόρμας ΕΔΩ, αν επιθυμούν ξενάγηση στα εργαστήρια.
Για τις υπόλοιπες δραστηριότητες που θα λάβουν χώρα, δεν χρειάζεται εγγραφή.

Σημαντικές πληροφορίες

Χώρος Διεξαγωγής: ΕΚΕΦΕ Δημόκριτος (Αγία Παρασκευή), Αίθουσα Θέμις Παραδέλλης (Κτήριο 6) 1ος όροφος

Ώρα: 18:00 - 00:00

Είσοδος: Ελεύθερη για όλους

Ενημέρωση μέσω της ιστοσελίδας Βραδιά του Ερευνητή και στο www.facebook.com/rengreece
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mer 2 Nov à 4:43

Voilà Ce qui est malheureux, aucuns hommes n’a de pensée similaire de la réalité : cette science de l’exact montre le quiproquo et les peurs de l’Homme ; elle prouve son goût du mensonge et de la Quête inaccessible. Les hommes déforment la réalité en des réalités selon le goût de leur croyance et aucun n’a eu l’audace de l’utiliser de peur d’être dans le rire des autres : Pour eux la réalité est un synonyme du présent, quelles erreurs dû à cette méprise de la réalité et de l’espace… !? N’est ce pas, La réalité s’est l’infiniment grand et petit… Elle fût rien peut-être pas, n’est ce pas, Humain… ? La réalité tout comme la nature de l’univers est une magicienne du Mystère et c’est en cela que je lui avoue un amour et un respect réel bien plus grand que je pourrai donner à un roi… La réalité est une pensée de la force et elle est l’esprit de l’esprit saint de l’Eglise… On la juge par la situation, on la prétend Bonne ou bien mauvaise : Mais elle n’est pas responsable de l’étourderie et de l’incapacité de l’Homme…
Tout comme le dieu Eternel d’Israël et de l’Eglise, elle n’a pas de visage et pourtant elle est corporel tout comme l’esprit d’un ange et possède la valeur des poètes et des philosophes…
La réalité récolte les fruits de ses enfants mais eux ne savent comment se partager cette union… Innocente à l’image de Dieu et pourtant reconnu comme injuste par la justice de l’Homme… Mais, celui qui sera entendre sa parole et qui mettra ses doutes de coté pour enfin apercevoir la robe de la merveille de Dieu : Qui est la Vie… Celui là pour prétendre avoir entendu le message de la rédemption ; car la réalité n’est pas que de vouloir entendre et apprendre : Elle dépasse le commandement, car la Réalité est une prédatrice qui guette l’Heure de sa proie… Il y a la réalité de l’Homme mais l’animal possède lui aussi sa propre réalité : L’homme se détourne de la loi naturelle mais pour parvenir à l’univers, il devra se retourner l’esprit dans la merveilleuse Ethique de Spinoza. Nous avons les moyens de reconstruire nos meubles pour le bien de l’Humanité, de l’Humanisme et de cette éternité chère à votre cœur… Mais diable un peu humanisme que dans votre vision de la réalité, La Réalité est le symbole de la liberté et de la victoire sur le soi : Ainsi pour devenir le Grand. Homme n’est pas le symbole de l’orgueil et de la peur. Mais revenons à la réalité de l’Univers ; une force de mouvement, de gaz et de matière engendré par la distance réelle, fille de la Réalité ou est-ce l’esprit sain de Dieu… ? Car Dieu n’a pas de visage et c’est en cela que réside le Mystère de la création : Cela est la réalité du Divin et qui est aussi l’orgueil du petit Homme… Mais l’Homme n’est pas Dieu et en cela le petit Homme l’a oublié trop rapidement : Il en a perdu le jugement et la vision que lui avait offert la réalité du réelle…
Car tout comme Dieu la réalité peut reprendre ce qu’elle vous a offert : Le labeur et le mouvement. Et l’Homme dans tout cela, on y retrouve l’orgueil mais humanisme est tout comme un nuage dans son caractère : Il est un ingrédient de la recette prénommé l’Orgueil.

Comment l’homme peut il croire que Dieu et la réalité peuvent il être dans l’Orgueil de la vie… ?
Dieu a crée la foudre mais l’espèce a crée la machine : Nous cultivons l’héritage de la vie et de l’orgueil. Pour Spinoza, la nature a crée Dieu et Dieu a crée l’Essence… Après toutes ces guerres, cette vision réelle et irréelle est très romantique et montrent toutes les déviances de la réalité que l’Homme perçoit dans son univers.

Ces guerres ne sont pas toutes venues et ne peuvent être venus de l’Anarchie ; elles viennent de la frénésie. Ainsi, l’Anarchie est une forme de discorde et de parti politique crée par soi, l’Homme et les dérives des patriarches. Elle est politique et renie l’état, l’homme, le temps et l’éducation :

« Il est mort pour un cheval » dit la réalité vers l’Homme et son dieu.
« Mort pour qui… ? Un philosophe ou un roi » : réponds l’Homme vers la réalité du Dieu.
Alors Dieu entends la réponse de l’Homme et devient athée de Dieu… Il donne et aime un fils en lui disant : « occupe-toi d’eux, tu verras leur sens et puis, leur valeur contraire lié au sens provoque la réaction : Et même les plus justes des orateurs devront se lier à l’écriture pour vaincre le manque d’écoute… Je les aime mais eux se détournent de la réalité : Ils ont renié la connaissance et pourtant les plus juste d’entre eux finissent sous les pierres des plus riches.
La querelle mène vers le désordre et si leur pensée évolue vers le bien… Cette pensée n’est pas unique ; le désordre montre leur incapacité et leur envie impitoyable de folie et de puissance. Ils ont le regret de la chose et le choix leur est insupportable ».

Et le fils leur indique le chemin et leur donne des miracles au cœur même du vin
Et de Rome. Jésus fut tué par les riches comme Pierre fut condamné par l’empereur Néron.
Ainsi, le puissant devint par la peur du non-être l’assassin du réconfort et de la fraternité. Les monstres croient être purs et pour cela, il se donne des natures de philosophes mais ce sont des êtres très égoïste et vaniteux.
Du pain du vin et des jeux pour le peuple et, les chairs de l’Homme devinrent le sacrifice de l’homme, de dieu et de la réalité… Dieu regarde son fils et l’arc-en-ciel… Dame nature veille sur l’âme de la vierge, et la mort protège des hontes du faible, de l’envie et de l’orgueil.
Et là réside la faiblesse de l’Homme ; on peut lui offrir le sens et le plaisir : Il se voua à la tristesse et à l’envie… Pourtant nombreux sont à l’image de la Réalité ; je veux dire athée ou croyant de Dieu… Mais les autres que sont-ils… ?


On parle de la croyance alors comment juger le prochain qui est l’image même de l’âme.
Etre croyant s’était croire en Dieu mais aujourd’hui être croyant s’est vouloir penser un aspect de la chose. Et la réalité dans tous cela, elle se promène dans l’univers… La réalité urine sa vie et Dieu admire les contradictions de sa création. Et L’Eternel pense que si le complexifiant n’est pas de dire au meilleur ; il est un juste reflet de ce qui est de mieux : La nature assimilée.

Alors Homme le personnage s’écria vers la vie : « Et le caractère propre … »
Et Dieu de répondre : « Et dans une certaine mesure, oui… Et qui s’en plaindrai ? »
Homme regarda Dieu et lui dit : « La bonté à l’égard des hommes, les routes partent de la ville… »
Dieu sentit le reproche de Homme et s’adressa vers son soi : « Emmanuel (Jésus), le long du fleuve à cause de ta bonté et à l’approche du jour ; vivre sans souci autour du forum de naissance obscur. Autour de ce trou noir, il y avait foule sur la place.


Le fils de Dieu ne pus parler en raison de la Réalité du chagrin de son père qui est Dieu…
Alors Dieu n’est pas mort mais une part de sa réalité est réellement morte : Son grand Jardin… Dans la métaphysique du soi, je dirai que l’Humanisme est mort pour la discorde et le seuil de la solitude.

Nature (ou natyr) est l’ensemble des caractères fondamentaux, physiques ou moraux propres à un être ou à une chose et qui est aussi le principe fondamentale qui donne son caractère propre à l’espèce humaine…

Devant Dieu, Les hommes étaient devenus encore plus nombreux depuis la mort de cet homme et du cheval… Les mouettes avaient traversé l’espace depuis des siècles et malgré le fait que la terre soit encore plate : L’homme se prétendaient encore au dessus.

« Pierre… Tu es coupable d’avoir brûlé Rome. »
Homme regarda l’Empereur et dit :
« Dés l’enfance, l’enfant pousse le navire au port jusqu’à une vieillesse avancée.
Nous avons du loisir pour lire. »
« Tu es l’homme… » : Dit l’empereur.
« Je suis Homme. » : répondit Pierre.
Beaucoup se rassemblaient autour et sur le forum du sénat de Rome. Magistrats nommés pour l’année étaient là hélas pour une telle circonstance.
« Tu es coupable… » : Dit l’Empereur.
« Porter devant soi, Néron… Tu es heureux : (en comparaison) au regard de moi. »
Pierre comprit sa mort et bien qu’une montagne gênât sa marche, il atteignit pourtant l’ennemi. Il avait vaincu l’orgueil malgré la douleur que lui infligeât le cruel empereur.

Il y a aussi la réalité physique existant indépendamment de l’homme qui sont les forces de la nature ; (qui sont des éléments naturels considérée comme non dominés par l’Homme : le temps, l’immortalité, la naissance, la chasse, la mésaventure, la douleur…) et qui provoque pourtant des sentiments dans le commun humains et animaliers : Considérée affectivement et esthétiquement.

Le courage De Pierre montre le sacrifice de cet homme et du mystère de son Eglise dans son évolution. Mais je reviens vers Dieu : Il était devenu ainsi athée de lui-même car il n’avait pu se détourné de ses enfants : L’homme et la Femme. Il nous a envoyé un enfant pour l’Eglise et il donnera un messie pour Israël.

Revenons au courage de Pierre devant la cruauté de l’orgeuil et de la folie : Pierre se savait innocent et pourtant il allait être condamné à mourir. Sa foie était Jésus et à l’instant même de sa mort, il était en union avec jésus l’oint. Dieu ne peut se détourner de l’Homme tant que des hommes, tel que Pierre, se dresseront contre les Tyrans, les fous et les orgueilleux… Par cet acte d’amour, Dieu se rapprocha de toute sa création ; il comprit le rôle de l’animal auprès de la nature : Bien plus que des compagnons, je reste persuadé que l’âme animal est réel. Dieu aime l’Homme et il s’est mis à comprendre sa propre création : Il aime pour ce fait l’animal et l’homme en père qu’il est… Il a évolué dans ce sens pour se dire cela ; le père du messie doit être à l’image de Pierre et de sa mort que du suicide de Néron.
Cela est ma réalité et je l’enseignerai à mes disciples et à mes enfants…

Une autre réalité me fascine car je juge que Nietzsche Friedrich à une compassion et un humanisme : Il a senti la guerre approcher et malgré son impuissance, il a fait preuve d’imagination devant les empire et le racisme. Ainsi parlait Zarathoustra n’est pas un contre évangile : Si le personnage s’écrie que Dieu est mort et bien c’est juste que la guerre devient inévitable et il prévient à tous les états que nuls ne sortiront indemne de cette guerre… Il dénonce l’apogée de la haine et de la mutilation. Il prévient les hommes et pourtant il y aura deux guerres mondiales… Mais Ainsi parlait Zarathoustra n’est pas religieux ; il s’agit d’une œuvre humaniste dédié vers Dieu et la réalité des dérives de l’Homme et de ces Femmes. Son erreur est de croire que Pierre n’a pas été entendu, Nietzsche ressent une profonde solitude : Il est vers le bien mais la réalité de l’Homme est en marche vers une situation… La situation du pire qu’il veut le conduira à la colère et au courage de l’Homme de bien, Son œuvre est titanesque : Les hommes l’ont battu à mort pour avoir défendu un cheval martyrisé et qui allait être battu à mort… Il est un martyr de la nature et de l’instinct. Malgré sa folie il avait perçut le futur : cela fait de lui, une réalité naturelle au même titre que Spinoza. Mort avec un cheval voilà de quoi séduire la Louve de Rome et son naturalisme érotique… Car Rome, Jérusalem et les enfants d’Abraham aiment l’humanisme dans le courage, la lutte et le partage.
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Mar 8 Nov à 10:21

Ode sur l'enthousiasme
Ponce Denis Écouchard LEBRUN-PINDARE (1729-1807)

Aigle qui ravis les Pindares
Jusqu'au trône enflammé des dieux,
Enthousiasme, tu m'égares
A travers l'abîme des cieux.
Ce vil globe à mes yeux s'abaisse ;
Mes yeux s'épurent, et je laisse
Cette fange, empire des rois :
Déjà, sous mon regard immense,
Les astres roulent en silence,
L'Olympe tressaille à ma voix.

Ô muse, dans l'ombre infernale
Ton fils plongea ses pas vivants :
Moi, sur les ailes de Dédale
Je franchis la route des vents.
" Il est beau, mais il est funeste
De tenter la voûte céleste. "
Arrête, importune raison !
Je vole, je devance Icare,
Dussé-je à quelque mer barbare
Laisser mes ailes et mon nom.

Que la colombe d'Amathonte
S'épouvante au feu des éclairs ;
Le noble oiseau qui les affronte
Prouve seul qu'il est roi des airs.
Je brûle du feu qui l'anime :
Jamais un front pusillanime
N'a ceint des lauriers immortels.
L'audace enfante les trophées.
Qu'importe la mort aux Orphées,
Si leurs tombeaux sont des autels ?

Silence, altières pyramides !
Silence, vains efforts de l'art !
Les oeuvres de ses mains timides
N'ont rien d'un généreux hasard.
Ô nature ! ta main sublime
Dans les airs a jeté la cime
De ces Etnas majestueux :
L'art pâlit d'en tracer l'image ;
L'oeil étonné te rend hommage
Par un effroi respectueux.

C'est de là qu'exhalant son âme
Non loin des gouffres de l'enfer,
Encelade vomit la flamme
Contre les feux de Jupiter.
De ses lèvres étincelantes,
L'Incendie aux ailes brûlantes
Fond dans les cieux épouvantés ;
Ses étincelles vagabondes
Couvrent l'air, la terre et les ondes
De leurs foudroyantes clartés.

Vaste Homère ! de ton génie
Ainsi les foudres allumés,
Avec des torrents d'harmonie,
Roulent dans tes vers enflammés.
Des feux de ta bouillante audace
Jaillissent la force et la grâce
De tes divins enfantements,
Comme des mers le dieu suprême
Vit éclore ta beauté même
Du choc de ses flots écumants.

A mes accords, l'aigle charmée
Ralentit son vol orageux,
Et de sa foudre désarmée
S'assoupissent les triples feux.
Tes chants, divine poésie !
Parfument encor l'ambroisie
Que verse aux dieux la jeune Hébé ;
Ton charme atteint le sombre empire
Et devant ta puissante lyre
Le triple monstre s'est courbé.

Qu'il aille aux gouffres du Tartare
De Typhon subir le destin,
Le coeur jaloux, le coeur barbare,
Qui dédaigne cet art divin,
Ce fils des nymphes de mémoire
Qui de la honte et de la gloire
Trace un immortel souvenir,
Et de palmes chargeant sa tête,
Se fait une illustre conquête
De tous les siècles à venir !

Ô génie ! ô vainqueur des âges,
Toi qui sors brillant du tombeau,
Sous de mystérieux nuages,
Souvent tu caches ton berceau.
C'est dans la solitude et l'ombre
Que ta gloire muette et sombre
Prépare ses jours éclatants :
L'oeil profane qui vit ta source
Ne se doutait pas que ta course
Dût franchir la borne des temps.

Tel on voit, dans l'empire aride
Des fils basanés de Memnon,
Le Nil, de son berceau liquide
S'échapper sans gloire et sans nom.
Du haut des rocs ses flots jaillissent,
Et quelque temps s'ensevelissent
Parmi des gouffres ignorés ;
Mais tout à coup à la lumière
Il renaît pour Memphis entière ;
Et ses flots en sont adorés...
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Sam 12 Nov à 10:44

Présentation détaillée du projet

Bonjour à toutes et à tous,



Engagée dans la lutte contre les violences depuis plusieurs années, la sortie de mon 3ème livre sur les violences : “Dis, pourquoi tu m’fais du mal ? Mettons fin aux maltraitances faites aux enfants”, est l’occasion de nous réunir pour une journée d’action nationale pour la lutte contre les maltraitances faites aux enfants.



C'est un sujet tabou dont on ne parle pas, la maltraitance est un fléau qui brise des vies. Alors j'ai eu envie de faire entendre nos voix. Mais on ne fait jamais rien seul... Je remercie donc toute l'équipe de l'association Enfance et Partage pour avoir accepté, dès mon premier coup de fil, d'être partenaire de cette journée. Je suis partie d'une idée toute simple "si nous faisions quelque chose ensemble", et je sens que nous allons déjà, grâce à l'enthousiasme de chacun, dépasser nos espérances.



Aimer, ce n’est pas maltraiter. Aimer, c’est respecter, faire grandir, protéger, donner confiance, prendre soin. L’enfant est fragile, dépendant, en construction, ce qui le rend vulnérable, mais rien n’autorise un adulte à profiter de cette vulnérabilité pour imposer quoi que ce soit.

Il existe aujourd’hui en France plus de 98 000 cas connus d’enfants en danger :



- 19 000 sont victimes de maltraitance,

- 78 000 se trouvent dans des situations à risque,

- 52 000 signalements transmis à la justice,

- Plus de 250 homicides de nourrissons de moins de 1 an, par an.

- 3% des Français déclarent avoir été victimes d’inceste (5% des femmes / 1% des hommes).

- 20% des appels au 119 concernent des agressions sexuelles. Ces abus sexuels concerneraient 71% de mineurs de sexe féminin, dont 80% de moins de 15 ans.



Dialogue - Information - Prévention : 3 mots clés.





L’EVENEMENT



J'organise cet événement afin de faire prendre conscience d’un sujet toujours trop tabou, dont il faut parler et permettre de faire diminuer les maltraitances, voilà notre objectif.



Le SAMEDI 11 MARS 2017



- Conférence sur la maltraitance

- Défilé de mode de la créatrice Mireille Barclais

- Exposition d’art des artistes Nathalie Cougny et Patrick Barrière



Au profit de l’association Enfance et Partage. 30% des ventes de tableaux et vêtements seront reversés à l’association Enfance et Partage. Don possible sur place.



Pour le jour de l’événement, nous sommes en train de réunir des personnalités sensibles à cette cause ainsi que la presse.





PROGRAMME



13h30 : Accueil du public



14h00 : Présentation de la journée et des intervenants



14h15 : Conférence

- Présentation du livre, Nathalie Cougny, écrivain

- Présentation de l’association Enfance et Partage, Présidente de l'association

- La maltraitance en France aujourd’hui

- Les différentes formes de maltraitances et leurs conséquences

- Que faire en cas de maltraitance ?

- Que font les pouvoirs publics ?

- Questions du public



16h30 : Signature du livre



17h30 : Défilé de mode de la créatrice Mireille Barclais



18h30 : Point presse



20h00 : Vernissage avec les artistes peintres Nathalie Cougny et Patrick Barrière



21h30 : Remise des dons à l’association par Nathalie Cougny



23h00 : Fin de l’évènement





Le Livre



Parce qu’il existe aujourd’hui en France plus de 98 000 cas connus d’enfants en danger, c’est-à-dire 10% de plus qu’il y a dix ans, que 2 en meurent chaque jour, il est temps de prendre conscience et d’agir contre les maltraitances faites aux enfants. Les coups n’ont jamais été une réponse. L’enfant est un être fragile et vulnérable, en construction, que l’on doit protéger pour qu’il devienne un adulte autonome et responsable, bien dans sa peau.



Parce qu’une fille sur huit et un garçon sur dix sont victimes d'abus sexuels avant l'âge de 18 ans, nous devons tous ouvrir les yeux devant ce fléau qui détruit des vies. Plus de 4 millions de cas d’inceste avérés, sans doute davantage, car les violences faites aux enfants sont taboues.



Qui est l’enfant ? - Le tabou de la séduction - Définition des Droits de l’enfant - La maltraitance en France - L’abus sexuel - Les coups - Le harcèlement scolaire - L’inceste - Le maltraitant - La pédophilie - La punition - La prostitution des mineurs - L’aliénation parentale - La protection - Pourquoi le silence ? - La résilience - La protection de l’enfant - La reconstruction - Et après ? - Qui contactez ? Voilà les sujets abordés dans ce livre.



Parce que nous sommes responsables de tous les enfants.



Dis, pourquoi tu m’fais du mal ? Mettons fin aux maltraitances faites aux enfants.

Auteure : Nathalie Cougny - Editions Sudarènes - 19 € - Sortie nationale le 2 mars 2017

NATHALIE COUGNY, auteure, poète et artiste peintre



Nathalie Cougny est publiée depuis 2011 avec 14 livres et artiste peintre autodidacte depuis 1996. Née en 1967, elle vit actuellement en région parisienne avec ses 4 enfants. En 1998, elle quitte son activité professionnelle au sein de la direction d’un grand groupe pour se consacrer au bénévolat dans le monde artistique durant 10 années. Elle codirige dès lors une école d'Art de 200 élèves, organise de nombreuses expositions d'artistes et des événements au profit d’un établissement pour enfants handicapés cérébraux.



De front avec son activité de peintre et suite à des changements importants dans sa vie personnelle, elle écrit notamment depuis 2010 :



- Un seul en scène sur les rencontres Internet, « sexe&love.com », actuellement en tournée en France.

- Une nouvelle collection jeunesse, « Les petites histoires de Charlotte », qui se distingue d'emblée par son subtil mélange entre la psychologie et le récit ludique.

- Des livres contre les violences.

- Des ouvrages de poésie.

- Des romans.



Engagée dans la lutte contre les violences, elle mène diverses actions et participe à des projets porteurs. Passionnée avant tout par l’humain et son fonctionnement, elle s’attache à faire ressortir dans son écriture l’infime des sentiments, la diversité des émotions et tout ce qui nous lie à la vie, sans tabou et dans une vision humaniste des rapports.







ENFANCE ET PARTAGE



L’association ENFANCE ET PARTAGE se bat depuis 40 ans pour la reconnaissance, la promotion et la défense des droits de l’enfant, en France et dans le monde. L’association lutte pour protéger et défendre les enfants contre toutes les formes de maltraitance, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles. L'association écoute, accompagne, conseille et soutien les enfants victimes, à la fois par la présence d'un numéro vert concernant la maltraitance, mais aussi par un accompagnement juridique. Souhaitant approfondir son soutien aux parents, Enfance et Partage gère également un second numéro vert afin d'accompagner et de conseiller les jeunes parents : Allô Parents Bébé.



Principaux types d'activité

- Recueil des appels sur le numéro vert.

- Signalement des cas d'enfants maltraités aux pouvoir publics compétents pour leur assurer une protection rapide.

- Accompagnement sur le plan psychologique et juridique, tout au long des procédures.

- Prévention contre les maltraitances et information droits de l'enfant.
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Sam 12 Nov à 10:45

Un acte de croire est de se replier sur soi afin de retrouver son aspect... Un besoin naturel de témoignage sur son propre soi car la lueur est d'entendre sa propre voix afin de mieux s'exprimer dans ses discours et prières. Cela n'est pas une prêche, une morale ou un témoignage. C'est lien qui nous lie au surnaturel de Dieu.

Il y a différentes visions du silence. Il est un regard et il est le véritable signale sur l'aspect d'une personne. On peut se cacher derrière un miroir mais le silence n'échappe pas au regard tout comme le regard n'échappe pas au silence. Le silence est une société qui se passe dans la rue. Le silence est une loi aussi puissante que l'état où la pensée se fait individuellement dans la vie et sa justice: L'orphelin, l'ormetta et les visions.

Non aux Tortures, Esclavages et Viols qu'elles ou ils soient Morales et Physiques.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Lun 14 Nov à 8:34

Frederick Grant Banting (14 novembre 1891 – 21 février 1941) est un médecin et scientifique canadien récompensé par le prix Nobel de physiologie ou médecine de 19231,Note 1, pour avoir découvert l'insuline.

Sommaire

1 Biographie
2 Distinctions
3 Récompenses et honneurs
3.1 Lieux nommés en son honneur
3.2 Bourse nommée en son honneur
4 Notes et références
4.1 Notes
4.2 Références
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie
5.2 Liens externes

Biographie
Portrait de Frederick Banting par Tibor Polya

Frederick Grant Banting nait le 14 novembre 1891, à Alliston, au Canada. Il est le plus jeune des cinq enfants de William Thompson Banting et de Margaret Grant. Il fait sa scolarité à l'école publique de Alliston. Il poursuit ses études à Toronto, d'abord en théologie puis en médecine. En 1916, il obtient son M.B. et rejoint alors le Corps Médical de l'armée canadienne où il sert durant la Première Guerre Mondiale. Il est blessé en 1918 durant la bataille de Cambrai.

La guerre finie, après un court passage à Londres durant lequel il pratique la médecine, il retourne au Canada. Il étudie alors la médecine orthopédique et est chirurgien résident à l'hôpital des enfants malades de Toronto durant les années 1919-1920.

Frederick Banting est considéré comme le découvreur de l'insuline, conjointement avec l'étudiant Charles Herbert Best. Leurs travaux durant l'été 1921 ont permis la préparation rapide d'insulines purifiées utilisables dans le traitement du diabète, grâce au travail du chimiste James Collip (en), sous la direction de John James Richard Macleod, tous alors à l'Université de Toronto. Le premier patient à recevoir de l'insuline fut Leonard Thomson (en), un jeune garçon âgé de 14 ans, le 11 janvier 1922. Si cette première tentative fut principalement un échec, le travail ultra-rapide de Collip aboutit en quelques jours à la préparation d'un produit bien plus actif et bien plus pur, qui sauvera la vie de Leonard Thomson.

En 1923, il est co-lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine avec John James Richard Macleod « pour la découverte de l'insuline1 ». Banting partage son argent du prix avec Charles Best, alors que MacLeod a partagé sa part avec le chimiste James Collip.

Il fut ensuite l'auteur de travaux importants dans le domaine de la médecine aéronautique, suggérant en particulier que les malaises des pilotes d'avions lors des manœuvres de redressement sont la conséquence de la redistribution du sang en faveur des jambes, au détriment du cerveau.

Il est décédé en 1941 lorsque son avion, un bombardier Lockheed Hudson, s'est écrasé à Terre-Neuve, en route vers l'Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il était membre de la Société royale du Canada.
Distinctions

Chevalier commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique, Royaume-Uni (1934)2

Récompenses et honneurs

1923 : Prix Nobel, conjointement avec John MacLeod
1994 : Temple de la renommée médicale canadienne

Lieux nommés en son honneur

Belœil, Québec : Rue Banting
Montréal, Québec : Rue Frederick-Banting
Saint-Bruno-de-Montarville, Québec : Place Banting et Rue Banting
Le cratère Banting sur la Lune

Bourse nommée en son honneur

Bourses postdoctorales Banting3, programme qui a pour objet d’attirer et de retenir les meilleurs chercheurs postdoctoraux afin de contribuer à l’essor du Canada par une carrière axée sur la recherche.

Notes et références
Notes

↑ Frederick Banting a reçu ce prix Nobel de physiologie ou médecine conjointement avec John James Richard Macleod.

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Jeu 17 Nov à 2:52

Votre bureau de vote est le n°310406
MAISON DE LA CITOYENNETÉ - 20 PLACE ROGUET - MAISON CITOYENNETÉ RIVE GAUCHE
31300 TOULOUSE
Ouvert de 8h à 19h
1er tour : dimanche 20 novembre 2016
2nd tour : dimanche 27 novembre 2016
Le jour du vote, vous devez :
Présenter une pièce d'identité
Verser une participation aux frais d'organisation de 2€
Signer la Charte de l'alternance : « Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m'engage pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France »
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Ven 18 Nov à 3:24

Apolline De Malherbe ‏@apollineWakeUp 13 hil y a 13 heures
Juppé propose "un grand congrès des consciences européennes pour définir la civilisation européenne"... Bon. On est sauvés!

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Primaires de Droite: Réussite de l'envoi de Soyouz a été terrifiante. Annonce d'un succès international. Non, Européen ou Franco-allemand

On vous parle de l'Europe. Oui, elle est un acteur mondiale mais pas trop quand même. Il y a différentes versions du programme nucléaire.

Il y a eu de la prudence mais les candidats de la primaires de Droite ont eu leurs coups de gueules. Ce qui est terrifiant, tous députés.

Terrifiant est un terme. La station internationale est commune aux pays même si la chine refuse de m'intégrer. Elle est internationale.

Collège unique. Collège commun... Mais les classes surchargés et les diminutions de classes... Pas assez de temps. Les régions et l'état.

N.K.M, expressive et moins hautaine que l'on prétend. Je l'ai trouvé humaine tel ces policiers pris de haut par la hiérarchie des grades.

Triste manière. Vous les Journaliste... Certes bien élevés mais ces grimaces, oui, ces grimaces... Tous élégant ces candidats. Clin d'œil.

Je partage certaines de ces idées et j'ai ressenti plus de jeunesse en N.K.M que dans Lemaire: Fière d'être une femme de l'armée. Mon choix

Alors, certains diront que N.K.M rejette une part de la société et du vote mais Mademoiselle Marine Le Pen ne se cache pas, elle non plus.

Les Femmes désignent leurs ennemies du doigt. En politique, la sincérité est un tranchant pour les femmes. En cela, je les respecte, Peuple.

Les femmes désignent leurs ennemis du doigt. En politique, la sincérité est un tranchant pour les femmes. En cela, je les respecte, Peuple.

Clarté de la Laïcité, j'ai entendu cette jeune femme dire à l'Éternel et au Peuple, sa force et sa joie d'être là. Respect et clin d’œil.

Je ne regarde pas les analyses et je me laisse envahir de l'émotion et du sommeil. À travers la vitre, je vois la nuit qui pointe l'horizon

À travers les songes, je vais voyager et je sais que la fronde gronde dans la rue. Je suis inquiet pour mes animaux. La justice doit punir.

Punir, oui. Certains me reprocheront mon silence sur la peine de mort en Israël. Je respecte La France et sa vision européenne. Non au Viol.

Primaires de droite: L'État d'urgence, on m'a dit que les femmes ont des réflexions sur la vie plus développé que les hommes sur la vie.

Primaires de Droite... Même Taubira et le mariage homosexuel ne fut abordé. On a senti un consensus de la part des candidats sur ce fait.

Ecrit de
TAY
La chouette effraie
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Minouska.KounakDenat ‏@minouska_kounak 9 hil y a 9 heures
Si Allah est le miséricordieux alors il doit punir ceux qui crachent sur une femme parce sue elle rit ou qu'elle sourit de son propre gré.
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Sam 19 Nov à 3:05

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois apportable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois apportable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Sam 19 Nov à 3:07

Quelle est la mission de l'état, de l'individu et de l'utopie ,

Elles et Ils sont les institutions du secourisme et doivent répondre aux demandes de la Citoyenneté. Ce qui peut sembler navrant; c'est la parution de l'affrontement... C'est l'effort des sens face aux déterminismes des courants entourant, intérieur et extérieur... La Femme et l'Homme se plongent dans le tourbillon sans réaliser qu'il peut ou pourrai le contourner... Il peut ainsi réparer plus vite et plus rapidement tout en respectant le savoir faire et la main d’œuvre issu de l'apprentissage et l’autodidacte. Telle, avec ou sans raison, cette femme ou cet Homme pourraient devenir très intéressant: C'est à l'état de dire ces choses là mais l'état est une forme utopie. Même une machine peut dire qu'elle issue d'inventeur plutôt que d'être la propriété d'un brevet. Ce mécanisme s'appliquent aussi aux robots. Car oui, Le caractère humain, l'animal, la machine et le robot ont plus de valeur qu'une valeur d'état établi par un comité restreint. L'aspect de défense commune est un aspect universelle car il implique l'aspect militaire tout comme l'aspect civil. En effet le donjon demeure dans le château fort: L'aspect humaniste doit être conserver dans la République car celle ci sépare et répare les cris et les gifles, Tout age et toutes volontés accentue son message de fraternité, d’égalité et de liberté.

La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques. Ces mesures montreront de l'élasticité d'aujourd'hui démontre que la plénitude ne fus pas "ou jamais atteint" d'une manière déterminée ni même indéterminée. Le Luxe fut utilisé comme une arme et fausse sur la modernité
de l’intérêt au détriment sur le concept de caractère propre du projet défini par un architecte, un penseur et d'un ouvrier; Le luxe favorise l'architecte sur l'ouvrier par le concept d'une vision chimérique établi par le concept du droit féodal. Il suffit...

La République et ses Organismes Public tout comme Privé ont des rôles de rigueur, d'alternance et de travail sur le bien commun. Car, La République s'est une bibliothèque où l'amour figure comme l'autocritique et l'évolution. Chacun ne peut tout accumuler par principe de transition car ce fut le souhait du peuple antique et du mariage. Par ainsi, la portée est de transmettre réellement les travaux pour permettre un réel constat de l'aménagement secouristes, médicales, militaires, d'habitations, d'emploi public en incluant l'aspect du secteur privé dans la légalité des droits de la Femme et de l'Homme, de protection juridique dans les divorces, accidents du travail, de contrainte morale, d'abus physiques, sur les moyens de transports permettant à tous le moyens de se déplacer dans un aspect physique en respectant le prix de vie, que la haute technologie sois abordable envers tous et chacun à un prix modéré pour ainsi permettre une meilleur surveillance sur l'égalité des chances pour l'aspect physiques et morales des individus, associations, organismes, entreprises et structure étatiques.

Ainsi, L'individu figurera à sa place au Panthéon à coté d'un vrai principe de la République:
La Paix et les Peuples tout en conservant son propre individu.

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Jeu 12 Jan à 8:36

Le référendum est une institution et en cela, il n'est jamais dit que le principe du Referendum est une forme d'émancipation envers les autorités publiques... Le Referendum est la manière la plus noble auquel une loi peut être établi: Pourtant, un jour, Louis Napoléon utilisa cette manière du suffrage universel direct qui marqua les esprits... Le Peuple ne peut pourtant nier le rôle évident que représente le referendum dans le principe civique et morale de "l'individue et de l'individu" dans le terme de Démocratie... Ce principe pourtant, peut être juste consultatif mais il permet ainsi à l'individu de se mettre en situation auquel se retrouve exposer les élu"e"s... Certains voient dans le referendum une forme de combat de coq ou de boxe, en tout cas, à l'image d'un vote électif, il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie doit faire face: Il surpasse l'aspect de l'état et sans le remettre en cause, il est capable de pointer certaines choses de la vie quotidienne. Dans certains pays, il y a l'aspect de pétition qui peuvent être soumise au suffrage universel indirect... Le suffrage universel direct auquel appartient le Référendum est un aspect essentiel du caractère humain auquel un peuple veut s'adresse envers ses nouvelles générations... Le fait de débattre est un outil essentiel en terme de communication et pourtant dans certains cas, la question du Référendum relève de l'intérêt de l'état régalien, c'est en cela que certains hésitent sur son aspect même mais il montre l'aspect même de l'interlocuteur qui propose le sujet de la question. Le référendum est une loi d'utopie qui pourtant montre l'aspect réel de l'individu dans la société: En cela, j'accorde une importance réelle dans la constitution de Y'becca et des Républiques d'Israël et de la Palestine ainsi que dans toutes les Nations Morales et Physiques pour une reconnaissance morale et intellectuel dans le référendum: Son vote est lié malheureusement à des disputes entre des élu"e"s du Suffrage universel indirect... Toutefois, tout comme le vote direct du parlement et tout vote indirect du parlement, le référendum ne peut être organiser pour un Conflits d’intérêts et en cela, c'est au pouvoir judiciaire et à ses membres qu'il soit public et privé tout en maintenant et mettant l'aspect du service public militaire et civil dans la lutte contre les Conflits d’intérêts qui pourrait s'ingérer dans la teneur du débat et du vote: L'aspect du Général, de la société et l'individu doit être soulever en soulevant toutes les égalités et inégalités que peuvent engendrer le référendum... Certains peuvent s'amuser à créer de lois et des référendum pour des Conflits d’intérêts, pour créer des désordres et par gloire personnel... Cela n'est pas dans l'intérêt de l'harmonie sereine auquel nous devons être en ces situations profondes de changement de climat: "De jour en jour; le petit Nuage de Magellan et La Galaxie d'Andromède évolue depuis µ Êta Careme" s'écrie Nagaliew la mouette aux yeux verts..."
L'aspect du référendum est un droit de cité et de navire dans les prochains siècles à venir; et le juge suprême de la république de l'olivier s'y engage et dans des situations d'urgence, notre professionnalisme institué par la philosophie et la prudence du référendum nous permettra d'avoir l'anticipation sur le danger qu'il soit matérielle, morale et naturelle, ils peuvent être distinct ou englobé, Le référendum et ses principes il est un aspect fondamentale d'une cohésion morale auquel la démocratie, une armée ou un navire doit faire face... Le Laïc et l'Eternel devant la démocratie et la Nature. Conflits d’intérêts... Le clans des mouettes et la cinquième république devant l'adversité des peurs et des intérêts... Nous sommes prêt à faire face à l'avenir... La République de l'Olivier...

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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Lun 6 Mar à 10:28

Ce que femme veut. Souvenirs de la IIIᵉ République
Louise Weiss
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Connaissance/Ce-que-femme-veut

Aviateur pendant la Première Guerre mondiale

Les aspirations scientifiques de M.R.Štefánik se briseront avec la Première Guerre mondiale. Il demande à être incorporé dans l'Armée de l'air, débute sa formation de pilote en janvier 1915 à l'école d'aviation militaire de Chartres, réputée (future base aérienne 122 Chartres-Champhol).

Il participe très vite aux combats dans l'escadre aérienne MF-54 aux environs d'Arras.

Sa rapide montée en grade s'explique par sa capacité à adapter ses connaissances scientifiques aux besoins militaires. Il est chargé de la création du service météorologique de l'armée française. Il est blessé en 1915.

Biographie

Son père, le pasteur Pavol Štefánik, élève ses enfants dans la ferveur des idéaux patriotiques et slavophiles slovaques. Štefánik grandit dans un environnement purement slovaque où le sentiment national est profondément ancré.

Il fait ses études aux lycées de Presbourg (Lycée évangélique), de Sopron et de Sarvas. Puis il choisit d'étudier à Prague plutôt qu'à Budapest.

Il y commence, à 18 ans, et pour respecter le désir de son père, des études d'ingénieur du bâtiment. Mais il leur préfère vite les cours d'astronomie et de mathématiques de l'Université Charles. Son extraordinaire intelligence et sa personnalité attachante lui facilitent l'accès au monde de la science et de la culture tchèque. Membre et président de Detvan, l'association des étudiants slovaques de Prague, il coopère à plusieurs revues culturelles slovaques et tchèques et fait connaître au public tchèque la Slovaquie, les Slovaques, leur culture et leur vie politique. Il s'engage avec ferveur contre la politique de « magyarisation » qui régnait alors, mais aussi contre la passivité des hommes politiques slovaques de l'époque. Il est persuadé de la nécessité d'une coopération slovaco-tchèque pour libérer les deux nations du pouvoir étranger et accéder à l'indépendance. C'est à cette époque qu'il est influencé par l'universitaire Tomáš Masaryk qui définit alors les peuples tchèque et slovaque comme « deux particules d'une même nation ».
Un voyageur infatigable
Plaque commémorative au no 6 rue Leclerc à Paris où vécut Milan Rastislav Štefánik de 1907 à 1919.

Son doctorat en poche, Štefánik arrive à Paris en 1904 pour poursuivre ses études d'astronomie. Il devient l'assistant du professeur Jules Janssen à l'observatoire de Meudon. Sous son influence, Štefánik consacrera dix ans à l'astronomie. Il publie dès ses débuts douze traités scientifiques et organise, pendant sept années consécutives, des expéditions d'observation astronomique sur le sommet du Mont Blanc. Il voyage en Espagne puis au Turkestan et visite aussi l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, l'Italie, la Suisse, la Roumanie, la Russie, les États-Unis, le Brésil, l'Équateur, Tahiti (à l'occasion du passage de la comète de Halley en 1910), la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji, l'Australie... Il s'établit, en 1909, au no 6 de la rue Leclerc dans le 14e arrondissement de Paris où il vivra jusqu'en 19191.

Après 1908, Štefánik voyage au service du gouvernement français pour lequel il accomplit d'importantes missions diplomatiques. En effet, un groupe de députés propose la mise en place d'une chaîne de stations radio-télégraphiques qui relierait toutes les colonies françaises. Štefánik s'avère être l'homme idoine pour la réalisation de ce projet. Ses dernières expéditions à Tahiti et en Équateur (1913), en tant que citoyen français, lui valent la Légion d'honneur, mais aggravent la maladie d'estomac dont il souffre déjà. Il subit sans succès une première opération puis une deuxième en 1915 qui n'apportera pas d'amélioration à son état. Il supportera alors des douleurs fréquentes qui ne le quitteront plus.

Milan Rastislav Štefánik, né le 21 juillet 1880 à Kosaras en Hongrie (aujourd'hui Košariská en Slovaquie), sous la montagne de Bradlo, au nord de Bratislava, alors Presbourg (hongrois : Pozsony) et mort le 4 mai 1919 à Ivanka pri Dunaji en Tchécoslovaquie, est un astronome, homme politique, général et diplomate slovaque. Il fut l'un des cofondateurs de la République tchécoslovaque.

Création de la Tchécoslovaquie

Dès 1915, il organise une escadrille formée de volontaires slovaques et tchèques. Par la suite, son escadre est affectée en Serbie, mais Štefánik, gravement malade, doit être transporté d'urgence à Rome2. Une nouvelle étape de sa vie s'amorce alors. Il consacrera dorénavant son activité à la création d'un État libre et indépendant pour les Tchèques et les Slovaques. Dès que son état de santé le lui permet, il repart pour Paris, où il rencontre Edvard Beneš et Tomáš Masaryk. C'est ici que naît le dicton : « Ce que Masaryk pense, Beneš le dit et Štefánik le fait ».

C'est lui qui persuade le gouvernement français de soutenir la cause de la Tchéco-Slovaquie. Il est de ceux qui fondent le Conseil national tchéco-slovaque (dont il deviendra plus tard le vice-président) et c'est lui qui se charge de l'organisation de l'armée tchéco-slovaque indépendante. Avec Beneš, il obtient des promesses du gouvernement français pour l'armement de ses unités. Štefánik recrute des soldats en Roumanie dans les camps de prisonniers. Il part aussi aux États-Unis où l'enrôlement est un succès (3 000 volontaires s'engagent et d'importantes sommes d'argent sont versées à la cause).

Štefánik a compris que la politique visant à la création de la future Tchécoslovaquie doit être soutenue par une force armée réelle. À son retour à Paris, il prend part à la rédaction du "Décret de constitution de l'armée tchécoslovaque en France", qui sera proclamé le 16 décembre 1917. Il continue à former des Légions tchécoslovaques en Italie (février 1918) et en Russie (mars 1918). Lorsqu'il arrive en Sibérie (juin 1918), il est général et, après les négociations d'octobre à Genève, il est nommé ministre de la Guerre du nouveau gouvernement tchécoslovaque3.

Dans sa nouvelle fonction, Štefánik propose de replier les légions à l'arrière du front et de les acheminer vers leur patrie nouvellement constituée. Dans ce cadre, il entreprend un voyage vers la Tchécoslovaquie indépendante. Malgré les avertissements de ses amis, il décide de prendre l'avion car il a reçu un appel télégraphique du ministre Srobar (de) qui l'appelle d'urgence à Bratislava à cause de l'avancée de l'Armée rouge hongroise. Le 4 mai 1919, son appareil (un Caproni 11495) s'écrase près de Bratislava, juste avant l'atterrissage. On ne dénombrera aucun survivant. Aujourd'hui encore les circonstances de l'accident n'ont pas été éclaircies. Officiellement, la cause en est une panne de moteur.

Il apparaît cependant que l'arrivée de Štefánik en Tchécoslovaquie ne se serait pas passée sans changements politiques notables. Il avait en effet plusieurs projets d'organisation destinés, avant tout, à la Slovaquie, et, dans plusieurs domaines, son intervention aurait, semble-t-il, pris en compte des aspirations du peuple slovaque.

Sur sa tombe, le Maréchal Foch déclara : « C'était un cœur rare, une âme noble, un esprit extraordinaire qui s'est entièrement dévoué pour notre cause dès que les circonstances l'exigeaient. Il mérite la reconnaissance de l'humanité entière. Sa présence va nous manquer. Son souvenir va vivre dans les cœurs de nous tous. »
Nom donné à des lieux, des établissements ou à des projets

Son nom a été donné à de nombreuses rues, places et écoles en Slovaquie, en république tchèque ou en France (Une Place du Général Stefanik existe à Paris dans le 16e arrondissement).

C'est également le nom donné à l'aéroport de Bratislava et au Plan d'actions intégrées (PAI) franco-slovaque dans la cadre du partenariat Hubert Curien, qui permet le développement de coopérations scientifiques entre les deux pays.

Il y a une rue de Prague 5, Stefanikova [archive], où se trouve l'administration de l'arrondissement Prague 5. Un observatoire à son honneur existe avec sa statue sur la colline de Petrin à Prague.

Le lycée Milan Rastislav Štefánik de Košice accueille une section bilingue franco-slovaque4. On peut relever également des lycées de ce nom à Nové Mesto nad Váhom et à Šamorín.

L'école de l'aviation slovaque à Košice s'appelait Académie militaire général Štefánik (Vojenská letecká akadémia gen. Milana Rastislava Štefánika) avant d'être intégrée à l'université technique de Košice.

Paulhan (dans le département de l'Hérault) abrite sa statue en tenue d’aviateur, dans un square qui porte son nom. Ce bronze de B. Kafka est identique à celui de Prague5.

Une statue a été érigée en son honneur à Meudon. Elle a été dévoilée le 4 mai 1999 par le maire Hervé Marseille en présence notamment du chef du gouvernement slovaque Mikuláš Dzurinda et du ministre français de la Défense Alain Richard6.

En 1935, le cinéaste tchèque Jan Sviták réalisa un film sur cette personnalité slovaque sous le titre idoine de "Milan Rastislav Štefánik"7.

L'astéroïde (3571) Milanštefánik, découvert en 1982, a reçu son nom8.

Sur les autres projets Wikimedia :

Milan Rastislav Štefánik, sur Wikimedia Commons Milan Rastislav Štefánik, sur Wikidata

Distinctions

Officier de la Légion d'honneur;
Croix de guerre 1914-1918 (1 citation à l'ordre de l'Armée);
Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare;
Croix du mérite de guerre (Italie).

Notes et références

↑ D'après la plaque commémorative apposée sur l'immeuble du no 6 rue Leclerc.
↑ Une photo - voir Wiki Commons - le représente en uniforme français avec Monseigneur Duchesne sur le perron de la Villa Medicis lors d'une visite à Albert Besnard
↑ Copie de la lettre [archive] de Stephen Pichon, ministre français des Affaires étrangères, l'autorisant à accepter le poste de ministre tchécoslovaque de la Guerre tout en restant citoyen français.
↑ Site du lycée Milan Rastislav Štefánik de Košice [archive]
↑ Site de l'amicale paulhanaise autour de Štefánik [archive] dans le cadre du jumelage avec Košariská et Brezová pod Bradlom (Slovaquie).
↑ Galerie de photos du monument Štefánik de Meudon [archive].
↑ Le film "Milan Rastislav Štefánik" dans la base de données des films tchèques et slovaques [archive]
↑ JPL Small-Body Database Browser [archive] sur le site de la NASA

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citations de Antoine de Saint-Exupéry :

"Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"La vie crée l'ordre, mais l'ordre ne crée pas la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Les échecs fortifient les forts."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité."
Antoine de Saint-Exupéry ; Cahiers de Saint-Exupéry (1900-1944)

"Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le cœur."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Le sourire est souvent l'essentiel, on est payé par un sourire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Le regret de l'amour c'est l'amour, et nul ne souffre du désir de ce qui n'est pas conçu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"L'amour véritable ne se dépense point ; plus tu donnes, plus il te reste."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Je suis de mon enfance comme d'un pays."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Être un homme, c'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"La vie se contredit tant, on se débrouille comme on peut avec la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"On est récompensé par un sourire, on est animé par un sourire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"C'est tellement mystérieux, le pays des larmes !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Les vaniteux n'entendent jamais que les louanges."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Ce que d'autres ont réussi, on peut toujours le réussir."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Vivre, c'est naître lentement : Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"Nous sommes riches aussi de nos misères."
Antoine de Saint-Exupéry ; Vol de nuit (1931)

"Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"La grande promesse des temps à venir, redonner de la divinité à l'homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'amitié, c'est la trêve et la grande circulation de l'esprit au-dessus des détails vulgaires."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"La vérité pour l'homme, c'est ce qui fait de lui un homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'amour véritable commence là où tu n'attends plus rien en retour."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)



"Les vaincus doivent se taire."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"Nous vivons dans le ventre aveugle d'une administration."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"La victoire organise, la victoire bâtit."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"On ne biaise point avec la vie."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Pour les vaniteux, les autres hommes sont des admirateurs."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"L'homme est faculté d'amour mais il l'est aussi de souffrance."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"L'enfance, ce grand territoire d'où chacun est sorti !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Être un homme, c'est connaître la honte en face d'une misère."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'hypocrisie n'est souvent qu'une pudeur qui ne sait même pas se définir."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"L'imbécile, s'il dit des vers, on le croit poète."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"Le pouvoir est peut-être la seule chose dans ce monde qui ne gagne pas à être aimée."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"L'amour, on ne le discute pas, il est."
Antoine de Saint-Exupéry ; Pilote de guerre (1942)

"La raison d'aimer, c'est l'amour."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Le chagrin est lié aux frémissements de la vie. Et moi je n'ai plus de chagrin... le désert, c'est moi."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes (1939)

"L'homme, d'erreur en erreur, trouve le chemin qui conduit au feu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Respect de l'homme ! Respect de l'homme ! Là est la pierre de touche !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Quiconque a connu la vie, où tout en apparence, n'est que solitude et dénuement, pleure."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"L'essentiel est que demeure quelque part ce dont on a vécu."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Je suis si las des polémiques, des exclusives, des fanatismes !"
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)

"Sache que l'hospitalité, la courtoisie et l'amitié sont rencontres de l'homme dans l'homme."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Ceux qui souffrent et partagent sont plus profondément humains que les égoïstes heureux."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui."
Antoine de Saint-Exupéry ; Le petit prince (1943)

"La vie, c'est le processus qui réalise les états les moins probables."
Antoine de Saint-Exupéry ; Carnets (1953)

"Ainsi est la vie, travailler plus ou travailler moins."
Antoine de Saint-Exupéry ; Citadelle (posthume, 1948)

"Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente."
Antoine de Saint-Exupéry ; Lettre à un otage (1944)
------------------------------------------

Chère Louise Weiss
Ce que femme veut, Gallimard, Paris, (1946)
Des soldats, des poètes, des anarchistes bref des hommes
qui comprennent que Non c'est Non...
Et que Oui, c'est pour le moment et que peut être, peut
devenir l'éternité d'un cœur passager...
La Liberté d'être femme devant ainsi....

« C'était un cœur rare, une âme noble, un esprit extraordinaire qui s'est entièrement dévoué pour notre cause dès que les circonstances l'exigeaient. Il mérite la reconnaissance de l'humanité entière. Sa présence va nous manquer. Son souvenir va vivre dans les cœurs de nous tous. »
le Maréchal Foch sur la tombe de Milan Rastislav Štefánik

Voilà des mots qui irait droit au cœur d'une femme, voilà, Ce que femme veut...

Y'becca et Le clans des mouettes...
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Sam 11 Mar à 3:42

Le Ciel...

Enfant, j'étais inconscient et réaliste...
Malgré mon état, je n'arrivais pas à réaliser
à mon grand désarroi: certains étaient cupide,
d'autres étaient moqueur et d'autres étaient
envieux et septique de ma voyance...

A il y a eu ce choc et cette inconnue...
Mon refuge et mon espérance
être ce petit rien face aux personnalités...
Vous savez ceux là...
Les négligés... Venezuela et Brésil...
Et ces femmes défigurés par les couteaux
de bouchers colombiens !

Alors bien sur,
J'ai renfermé cette bulle...
La vulnérabilité... La patience de voir...
Tel fut le premier abord, la résistance...
Le refuge...
Il était toujours là: Yahvé...

L'espérance que j'ai libéré de ces serviteurs
qui s'approprier ces privilèges sous forme d'une
philosophie établit sur l’Éthique et
l'aspect du profit... Redevenus tel les frères
qui avaient livré Joseph aux esclavagistes...

Malgré le cœur de Benjamin, la tradition du roi
emprisonné l'aspect de l'espérance donné par
Yahvé auquel il avait offert la force de dire
à Lot pour sauver Sodome et Gomorrhe...
Ils riaient et jugeaient depuis les plateaux de
télévision sous forme de débats entre amies et amis.

Exclu par le sang, j'ai parlé aux vents et ce sont les
corbeaux qui acceptèrent mes morceaux de pains:
Les mendiants se moquaient et refusaient mes dons
tel que je me couvrais comme un lépreux... Oui, la gloire
est une douce conseillère pour la République de l'Olivier.

Je n'ai point besoin de me salir les mains par la vengeance;
leurs jalousies et leurs rancœurs divisent l'esprit des tributs.
Je vous salue Marie et je rie en direction du vent et de l'infini.
Tel le sentiment de liberté, je pense au chaos que j'ai engendré

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison
avec la force et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire
au sujet de la masturbation et du désir... Je savoure la chute
de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...

Ils se cacheront derrière la discorde des fils de Jésus et Emmanuel;
mais La discorde rit de leurs jalousies et de leurs rancœurs...
Pourtant, C'est le principe de République que je salue; mon cœur me
demande de sauver ce principe d'égalité issu des pleurs et de l'espérance
de Seth, de Salomon et de Socrate...

Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...
Le corbeau et la chouette. La colère de Némesis n'est pas aussi cru que
celle de Yahvé... Je pense que cela a ému Yahvé en entendant les pleurs
de ceux qui ne sont pas élus par leurs mères... Je vous salue Marie
et je rie en direction du vent et de l'infini.

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Ceux qui sont morts, fautes d'avoir pu grandir sans ressentir un aspect
d'égalité devant les Rois d’Israël, de Palestine et d'autres horizons...
et c'est en cela que la Justice et La république doit être
dans la symbolique de Némésis:

On réprimande le voleur d'une Amende, mais on condamne le gaspillage
d'une peine de prison... La conception d'essence doit être prise en compte
que tout aspects de cet univers recèle l'aspect de personnalité d'âme
et de conscience... Nous sommes un ensemble... Nous ne sommes pas
un essaim d'abeille au service du Roi... Nous préférons la gourmandise
de l'Ours à l'hypocrite vertu de la colère divine colporté par les avides...

Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable... Je vous salue Marie...
Le corbeau et la chouette. La colère de Némesis n'est pas aussi cru que
celle de Yahvé... Je pense que cela a ému Yahvé en entendant les pleurs
de ceux qui ne sont pas élus par leurs mères... Je vous salue Marie
et je rie en direction du vent et de l'infini.

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Ecrit de
TAY
La chouette effraie

Noir Désir - Aux Sombres Heros De L'Amer
https://www.youtube.com/watch?v=65ifb1Sj6sY

On réprimande le voleur d'une Amende, mais on condamne le gaspillage
d'une peine de prison... La conception d'essence doit être prise en compte
que tout aspects de cet univers recèle l'aspect de personnalité d'âme
et de conscience... Nous sommes un ensemble... Nous ne sommes pas
un essaim d'abeille au service du Roi... Nous préférons la gourmandise
de l'Ours à l'hypocrite vertu de la colère divine colporté par les avides...

Noir Désir - Le Vent Nous Portera
https://www.youtube.com/watch?v=NrgcRvBJYBE

Au coeur des Dieux et de Yahvé... Oui, je savoure ma liaison avec la force
et je ne redoute pas la condamnation de Voltaire au sujet de la masturbation
et du désir... Je savoure la chute de leurs principes d'intouchable...
Je vous salue Marie... Recevez... Ces quelques bougies pour éclairer l'âme
et les larmes de ces petits enfants de lune et du soleil...

Yanis Tignard
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MessageSujet: Re: L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca   Lun 13 Mar à 4:16

Lundi 13 Mars 2017....

Peuples de Sparte avec le Taygète et Athene noctua...

Voilà des mois que Toulouse a présenté sa candidature au Patrimoine Mondiale
de L'UNESCO tout comme d'autres villes et Lieux en France... Mon visage est de
me dire quel ou quelle président ou présidente sera la plus apte à présenter
ses différents domaines de la Culture française et international...

Il y a l'aspect Financier et Régalien auquel je suis attaché afin d'amener des
modifications intéressante sur le niveau de vie des localités... J'écoute donc
avec le plus grand intérêt les mesures proposer dans tous les domaines des
différents candidats et candidates... J'examine les caractères et les propos
de leurs plus proche collaboratrices et collaborateurs...

Certains de ces domaines qui se propose à l'héritage international de L’UNESCO
sont très diverses et divers: Féminin et Masculin; Citadine, Rural , Ville, Village
et Lieu Dit... J'ai vécu dans tous ces aspects de la France et pour les défendre;
je me sens plus proche du Procureur que du Juge... Je préfère être celui qui
constitue les dossiers que d'en être juge... Depuis le Bistrot 12 et l'atelier 66,
je déploie les ailes depuis Saint Cyprien pour la candidature Toulousaine en y
intégrant les autres candidatures françaises: Ne craignez rien, loin de moi
de vouloir créer une ligue de Délos tel Marine Le Pen, de devenir le nouveau
Périclès comme Emmanuel Macron ou de devenir le nouveau Socrate tel
Mélanchon, Hamon et Asselineau...

Juger bien vos candidats et surpris par la discorde entre Dupont-Aignan et
Fillon qui porte bien plus d’intérêt sur l'aspect de Richesse Économique et d'Emploi
sur le territoire que sur l'aspect de leur propre personne... Et Hollande incapable
d'écrire une mise au point sur l'aspect morale de la condition humaine et de travail
durant son quinquennat... Pourtant, Vous et Moi, allons choisir ! Certains en quittant
en la France, d'autres en allant voter ou en allant chercher du travail par leur propre
moyen sans attendre l’assistance de nouvelle loi auquel les fonctions de marché
tel que le privé et le public; le capitalisme, la mondialisation et le nationalisme n'ont que
faire lorsque leur candidate et candidat a été vaincu...

Par contre soutenir comme je fais tous les aspects économiques soumis à intérêt
National qui promulgue la vision française au niveau international: Dans tous les domaines
qu'il soit scientifiques, intellectuels ou Compagnons du Devoir tout le monde voit l’intérêt
que cela peut apporter à son foyer, son porte feuille et dans sa condition de vivre...
Tout en devenant un programme communautaire, la réalité de votre personnalité est au cœur du
débat: Pour réussir dans ce programme International et Spatial; le sens même de morale
est au cœur du Peuple... Vous dites alors qui va commander ? Qui va diriger ? Encore une
Nouvelle Utopie venu d'un anti système...?

Je vous répondrez que vous croyez en une Image auquel vous attribuez une parole...
Je ne fais pas de morale car j'irai votre un "je voterai une candidate ou un candidat". Je ne leur
fais pas de morale mais en mots: on se plaint et ils se plaignent, on est heureux et ils sont heureux
et puis le jour des élections, c'est les remises de médailles en chocolats... Tous nos projets
repartent de zéro quand on est vaincu... Et savez vous, Pourquoi ?

Parce que en France Résonne encore ces mots attribué par Brennus, lors de sa conquête de Rome:
"MALHEUR AUX VAINCUS" et EN CELA, JE COMPRENDS VOS PEURS ET HANTISES...
VOTRE APPARTENANCE AUX PRINCIPES ET AUX MORALES DE Y'BECCA, VOUS PERMETTRONS DE
MANIFESTER CONTRE LES SBIRES QUI DIRIGENT LES CAMPAGNES CAR FINALEMENT, CE N'EST
PAS CELUI QUI SE PRÉSENTE QUI EST LE PLUS DANGEREUX MAIS CEUX QUI CONDUISENT
LEURS PROJETS ET LEURS DISCOURS..."

L'ironie n'est pas le refuge de la démocratie mais la réalité ne peut nier l'ironie quand elle s’avère
être juste aux oreilles du temps et de la conscience... cela est valable pour vous, pour moi et l'UNESCO...

Ecrit de
Monsieur Tignard Yanis,
Juge de La République de L'Olivier...
ou
TAY
La chouette effraie
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L'ordre politique, les anarchistes, la Force et Y'becca
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